Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21 décembre 2007

Il y a...urgence!

Le 15 décembre dernier, j’ai pu constater en visitant la caserne de sapeurs-pompiers de Sète les conditions de travail inadaptées dans lesquelles nos soldats du feu exerçaient. Des conditions qui n’ont pratiquement pas changé depuis la construction initiale : hangar non chauffé et non isolé, cantonnement dépassé, surfaces insuffisantes qui conduisent à garer des véhicules dans un autre site…portant certains délais d’intervention à plus de vingt minutes !

Et ce pour une ville en pleine croissance démographique…

Je m’étonne que le chantier d’une nouvelle caserne plus en rapport avec les besoins vitaux que sont la sécurité et la prévention de nos concitoyens n’ait pas été lancé en douze ans ! Et soit seulement promis pour 2010…Quelle année folle 2010 nous promet-on d'ailleurs!

De stériles débats politiciens ont fait avorter dans un premier temps le projet d’une caserne inter-communale Sète-Frontignan. Puis ceux qui opposent le maire actuel au Service Départemental d'Incendie et de Secours. Au lieu d’une petite extension déjà obsolète de chambres supplémentaires voici quelques années (investissement à fond perdu), il aurait mieux valu lancer le projet de la caserne. Et pas forcément en zone Séveso 2…

Je note aussi avec inquiétude que la Ville dit ne pouvoir débloquer « que » 1,5 millions d’euros. En reconnaissant qu’ »On ne peut pas faire davantage ! » !
Inquiétant quand on connaît la surimposition des sétois…et les recettes rentrées par la Ville ! La Ville de Sète n’a-t-elle pas les moyens de sa sécurité, en accompagnement de fonds départementaux ? Sachant qu’une caserne moderne doit coûter environ douze millions d’euros…

La Ville avait déjà refusé une subvention minimale pour l’école de formation bénévole de jeunes sapeurs-pompiers, école qu’elle avait pourtant elle-même incité à relancer!

Il est temps de ramener Ville, SDIS mais aussi les pompiers eux-mêmes (premiers concernés au quotidien) autour de la table pour un vrai projet. C'est la première demande des pompiers. Dans l'intérêt général.

16:55 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (6)

16 décembre 2007

MIAM MIAM…GLOU GLOU

Dans le Midi Libre de ce dimanche 16 décembre, l’un de nos grands artistes sétois de renommée internationale, Hervé Di Rosa évoque entre autres choses « son » Musée International des Arts Modestes, lancé en novembre 2000. « Son », car il en a été avec Belluc l’un des instigateurs, et qu’il « préside » l’association qui le gère, même si l’institution fonctionne avec une grande partie de fonds publics (Etat, Région, Ville…).
Je ne conteste pas l’initiative originale visant à ouvrir ainsi les portes de l’art contemporain au plus grand nombre, par le biais d’un art dit « modeste », et rejoins l’artiste quand il déclare « L'art du quotidien permet d'amener vers l'art contemporain un public qui hésite à franchir le seuil des centres d'art. C'est la fonction du Miam. »
Je suis par contre grandement surpris par la modestie…inversée dont il fait preuve dans une autre de ses déclarations : « 25 000 entrées par an, ce n'est pas mal du tout surtout si on compare avec les autres musées de Sète. Et avec des moyens plutôt limités. »
Un artiste plongé dans les trames de la création perdrait-il la valeur de l’argent…et notamment de l’argent public versé par ses ex-concitoyens sétois ? Les moyens donnés à Hervé Di Rose ne sont pas « plutôt limités »…au contraire !
Rectifions les chiffres : le MIAM dispose de la plus grosse subvention culturelle annuelle attribuée par la Ville de Sète. 180.000 à 200.000 euros suivant les années, auxquels il faut ajouter une subvention complémentaire pour l’opération « Miam Miam Glou Glou » de l’automne, la mise à disposition des locaux et du personnel par la Ville…et une multitude d’aides indirectes et non comptabilisées par divers autres services municipaux. Pour la poire, comme l’on dit, c’est aussi l’établissement culturel sétois qui bénéficie des plus grosses aides des autres institutions publiques (Etat, Région…). Veut-il que l’on compare avec les autres musées de Sète ? Vraiment ?
Le MIAM n’est pas si…modeste que cela…
Concernant les entrées, je me félicite aussi du chiffre de 25.000 qui semble indiquer un net regain d’intérêt de la part du public…car les derniers chiffres officiels en ma possession sont loin du compte. Même en y ajoutant les entrées gratuites, quelques scolaires…A moins que les invités des vernissages ne soient compris…

Sans pour autant remettre en cause la démarche et la valeur du MIAM, il est je crois nécessaire de reposer les bases d’une véritable politique culturelle de ville. Intégrant d’abord la réalité des chiffres, mais aussi une véritable synergie entre les différentes structures existantes. Et pas au détriment des établissements publics.

22:35 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

15 décembre 2007

Sète…à quai !

Il y a ceux qui rêvent toute leur vie de s’embarquer pour des horizons lointains, des découvertes enrichissantes. Vers le futur. Et qui un jour osent. Et ceux qui restent au bord du quai. Sans jamais tenter de donner vie à leurs rêves.
Sète est resté à quai concernant la mise en valeur de sa première richesse : son essence maritime, son sang bleu, ses odeurs remontées des profondeurs de sa genèse.
En 1989, je passais mon diplôme d’Etat d’architecture. Ma thèse portait sur une muséographie mettant en valeur la mer. Projet dessiné sur Sète, partant de la Corniche avec une promenade de bord de mer (tiens, tiens…), un parking réaménagé d’un Théâtre de la Mer remis en valeur (re-tiens, tiens, tiens…), une promenade prolongée jusqu’à une criée qui devait jadis déjà peut-être à l’époque déménager vers Frontignan (projet commun alors du Département et des pêcheurs…)…Thèse soutenue avec succès et saluée d’un diplôme. Et dont certaines idées ont depuis été concrétisées sur Sète. Ce dont je me félicite. Mais de muséographie autour du concept des profondeurs marines, des métiers de la pêche et de la mer de notre Golfe du Lion…point.
Aujourd’hui, à quelques encablures de notre port…que l’on dit porte de la région sur la Méditerranée, voici que vient de sortir des flots…pardon de terre (Montpellier n’étant pas un port !), « Mare Nostrum ». Un complexe géant mêlant aquarium, zone ludique et éducative…On peut même embarquer sur un bateau par gros temps…comme pour de vrai !
Sète est resté à quai en ce qui concerne cette opportunité.
Il nous faut donc oser, en étudiant leur faisabilité, porter des projets qui nous sont propres ! Avant que d’autres ne s’en emparent pour leur bonheur. Il en va de notre survie….
Voilà pourquoi j’ai proposé, dans un premier projet de ville visant à redonner du souffle à notre cœur, de créer des anneaux manquants pour la plaisance navigante et de cabotage en notre vieux bassin. Au cœur même de notre ville. Tout en conservant autant que possible ce qui fait l’essence même et la singularité de notre port, les petits métiers et ces chaluts qui ont déserté le Cap d’Agde ou la Grande-Motte…
Un projet que nous nous devons de porter, d’étudier et de faire sortir des flots avec les pêcheurs, les plaisanciers, les commerçants locaux, la Région (maître désormais du port), l’Europe et des investisseurs privés. Pour que tous puissent embarquer pour demain. Ensemble. Et pas rester à quai !

23:55 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2)