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04 avril 2008

Prise de conscience ?

« L’important est d’avoir un projet. Et si autour de ce projet, les discussions permettent de faire évoluer le territoire vers la CCNBT (Communauté de Commune du Nord Bassin de Thau), vers Montpellier ou vers Hérault Méditerranée (Communauté d’Agglomération d’Agde), pourquoi pas ? A terme, je suis persuadé que l’élargissement se fera. Mais pas dans la précipitation. »
J’aurais pu être l’auteur de ces propos pendant la campagne des dernières municipales. Rappelons que nous défendions, face à l’empressement de certains comme le maire de Sète sortant alors ou encore le candidat-pilote socialiste de Georges Frêche, le fait que construire une union d’Agglomérations devait d’abord se faire sur des projets, et non sur de la poudre aux yeux.
Position différente vous en conviendrez alors de celle du maire sortant François Commeinhes, pour qui les projets existaient déjà (Et de citer Georges Frêche qui voyaient ainsi des apports sur le port, l’assainissement et…la troisième ligne de tramway !). Ou encore de celle du candidat communiste François Liberti opposé totalement lui…avant d’évoluer vers notre position au fil du scrutin.
Mais ces propos de ce début avril sont du…maire réélu de Sète François Commeinhes ! Serais-ce un poisson d’avril ? Que nenni. Notre édile reconnaît donc qu’à l’heure actuelle…il n’y a point de projet pour fusionner avec l’Agglomération de Montpellier ! Et qu’il pourrait aussi envisager de se rapprocher de la Communauté d’Agde !
Etonnant revirement de position. Aurait-il menti pendant la campagne ?

A ses électeurs…et à son soutien officieux et indirect qu’était Georges Frêche ? Ou alors…serait-ce l’étiquette UMP ressortirait au lavage de l’après-élection pour changer la donne de la géopolitique locale…et donc régionale ? N’oublions pas qu’il y a des élections régionales dans deux ans. A moins que les négociations de présidences sur le Bassin de Thau (entre Communauté d’agglo et Syndicat Mixte) n’aient aussi leurs poids dans la balance.
Mais ne soyons pas aussi suspicieux et ne voyons pas forcément des turpitudes politiciennes dont une fois encore l’électeur serait le dindon.
Peut-être notre maire a-t-il pris conscience, (après tout, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, non ?), qu’il ne fallait pas y aller la fleur au fusil et le pantalon sur les chevilles !
Voyons pour l’heure le bon côté des choses : on nous promet donc de définir d’abord les projets communs et les compétences nécessaires à un rapprochement entre les agglomérations de Sète et de Montpellier, ou autres. Attendons donc la chose. Pour en débattre.

16:30 Publié dans Agglo | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Bonjour Philippe,
Pour une fois ce n' est pas un avis que je vais émettre, mais des questions.
1° Un super agglo aurait-elle des conquésences positives ou négatives sur l' imposition locale?
2° Est-ce que le fait d"arriver"en rang sérrés" avec la CCNBT et Thau Agglomération donnerait beaucoup plus de pouvoirs décisionnel au sein de cette super agglo?
3°Concrétement,sous une super agglo quels sont les compétences que la ville n' auraient plus?
4°Mis a part le tramway,quel projet sur notre commune sous super agglo?
Merci

Écrit par : Frank Paris | 04 avril 2008

Bonjour Franck
1) On ne le sait pas, car il n'y a eu aucune étude prospective de réalisée sérieusement en fonction des diverses compétences.
2) A priori oui, cela donnerait plus de poids au Bassin de Thau
3) On ne le sait pas encore, car non défini. Mais risque de perte (si passage en Communauté Urbaine un jour, du pouvoir sur l'Urbanisme)
4) aucun de défini. Le tramway concernerait surtout le nord du Bassin de Thau...un jour. les autres projets évoqués (port et assainissement) sont déjà traités par Région et Agglo Sète-bassin de Thau et CCNBT (via Syndicat Mixte).
Tout cela doit donc être bien étudié et établi...avant de s'embarquer. Que la croisière reste un beau voyage, et non une galère.

Écrit par : Philippe Sans | 04 avril 2008

De nombreuses études sur les structures intercommunales sont trés critiques, de superpositions en superpositions, on a assisté non pas à une mutualisation des moyens mais à la construction d'une entité propre avec ses locaux, ses personnels, ses matériels... résultat, un non allègement des dépenses communales, des contributions nouvelles pour les contribuables locaux, une perte de lisibilité des politiques publiques et surtout le fait que les élus intercommunaux ne sont pas élus directement au suffrage universel voire désignés sans être élus du tout pour certains présidents de SIVOM.

Actuellement ce qui est vécu pour le Bassin de Thau n'est pas unique, il convient de remettre de l'ordre dans les lois de décentralisation et éviter des structures qui deviennent inutiles, on crée un syndicat mixte pour l'eau, pour le schéma de cohérence territoriale, pour x,y,z...

Soyons enfin cohérents et que nos parlementaires le soient aussi quand le coût des politiques publiques sont au coeur du débat, faire supporter l'augmentation des déficits publics en montrant du doigt les collectivités locales et voter des lois qui favorisent l'empilement des structures intercommunales est une faute lourde.

Les professionnels de la politique s'y retrouvent très certainement en cumulant les mandats et les indemnités mais en perdant de vue l'intérêt général.

Il est temps d'un grand coup de balai institutionnel si cher à notre président.

Écrit par : max | 05 avril 2008

Bonjour à tous,

Max a tout à fait raison sur le cumul des mandats et les indemnités. Mais peut-on imaginer un "coup de balai institutionnel" de cette importance ? Franchement, moi, si je suis député-maire-conseiller régional-conseiller général-secrétaire d'état, je vote contre. Et c'est assez répandu, comme situation. Chez les Sénateurs idem.
C'est parce que ce n'est pas notre situation que nous nous posons cette question. Le problème, c'est que ceux pour qui nous votons changent un peu trop d'avis une fois élu et cherchent à empiler les mandats comme un Anglais les emplois à temps partiel, en justifiant qu'ils sont les mieux placés pour faire le job. Hein, non, je ne fais allusion à personne du tout, mais si vous avez quelqu'un en tête, dites-le.

Une question, la construction de l'Europe politique a vu émerger les régions en tant qu'interlocuteurs à part entière. Ces régions tant appréciées, les maillons d'une construction qui est finalement freinée par les Etats. On peut même en arriver à se demander si ce ne sont pas les Etats-Nations qui deviennent un des échelons en trop dans une pyramide décisionnelle qui pourrait être Europe-régions-départements ou agglos ?
On finit parfois par avoir le sentiment que ces maillages Français et Européens deviennent antagonistes...
Bien à vous.

Un gabian sétois européen

Écrit par : Gaby le Goeland | 05 avril 2008

BONJOUR,
D'une sétoise qui vit à Lyon et qui connait bien ce que vous appelez "super agglo" et qui est en fait une communauté urbaine. Les plus riches et donc les + puissants sont privilégies.Les petites communes ne ramassent que les miettes.Pour les investissements tel qu'un tramway, je peux vous dire que les lignes principales c'est d'abord pour les grosses agglos et ensuite les extensions s'il reste des sous..
Pour ce qui concerne le foncier, plus de lattitude, il ne vous appartient plus.
De plus, suivant la couleur politique de la région, il faut qu'elle soit identique à la CU sinon rien ne bouge tout est contré .
Dans le cas de Sète, il faut savoir que des villes plus petites peuvent obtenir plus car elles sont souvent des villes dortoirs et donc des réservoirs de voix pour les grandes métropoles
Conclusion: les villes qui font parties d'une CU doivent posséder et développer une puissante identité car sinon elles "disparaissent"
Ce blog est super, la passion en moins donc + contructif
christine

Écrit par : christine | 17 avril 2008

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