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29.04.2008
Les ans…vieux
C’est une certitude : nous sommes destinés tous à vieillir. C’est inéluctable. Tant que la médecine n’aura pas trouvé la solution miracle pour nous faire rester jeune à vie. Et bien sûr, en espérant que la mort ne nous fauche pas en route…
Autre certitude : en règle générale, on vit aussi plus vieux, comprenez plus longtemps, et mieux. Nous sommes (ou nous serons, pour celles et ceux qui sont encore jeunes…comme moi) de vieux beaux. Enfin je veux dire des vieux alertes plus longtemps, et donc plus aptes à profiter de notre retraite.
Et c’est là que le bât blesse ! Ou plutôt le bas de laine. Car devant le déséquilibre croissant entre actifs, inactifs et retraités il faut bien rentrer des cotisations pour assurer nos vieux jours. Le débat qui fait actuellement rage me rend cependant perplexes sur l’état d’esprit des français. Alors que l’on vit plus vieux et mieux côté santé (en règle générale), la plupart des français partent à la retraite avant soixante ans. Grâce aux préretraites, aux avantages de certaines fonctions…Tout cela a un coût. Un déficit croissant des rentrées de cotisations. Et à terme soit une baisse des retraites, soit un relèvement important des cotisations sur le dos des travailleurs.
Dans la plupart des autres pays européens au contraire, la durée du travail retrouve les normes du passé (60 à 68 ans). Un passé où quand on partait à la retraite vers 65-70 ans, il restait trois à quatre fois moins de temps qu’aujourd’hui pour profiter enfin de temps libres.
Mais voilà, l’état d’esprit de beaucoup aujourd’hui est de travailler moins et moins longtemps pour gagner plus. Nos grands-parents, aux métiers bien plus pénibles physiquement avouons-le, n’auraient jamais imaginé le mot de « RTT ». Nos parents se contentaient de leurs cinq semaines de congés payés annuelles. Et nous, nous voulons toujours plus. Quel scandale quand certains jours fériés (issus rappelons-le quand même de fêtes au départ religieuses…malgré la séparation de l’Eglise et de l’Etat !) tombent un dimanche et sacrifient les sacro-saints ponts !
Sans penser à celles et ceux qui n’ont pas eux de travail, de couverture sociale…ou de retraites décentes. C’est se scier la branche de la société sur laquelle certains sont confortablement assis. C’est aussi carrément couper les racines vitales de nos enfants. Non seulement c’est les condamner à être surchargés de retenus et cotisations pour payer nos propres retraites, mais aussi devoir se contenter eux à leur tour de retraites insuffisantes.
Nos ans vieux feront bientôt des envieux. Nos propres enfants. Quel monde sommes-nous en train de leur laisser ?
15:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note


