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29 avril 2008

Les ans…vieux

C’est une certitude : nous sommes destinés tous à vieillir. C’est inéluctable. Tant que la médecine n’aura pas trouvé la solution miracle pour nous faire rester jeune à vie. Et bien sûr, en espérant que la mort ne nous fauche pas en route…
Autre certitude : en règle générale, on vit aussi plus vieux, comprenez plus longtemps, et mieux. Nous sommes (ou nous serons, pour celles et ceux qui sont encore jeunes…comme moi) de vieux beaux. Enfin je veux dire des vieux alertes plus longtemps, et donc plus aptes à profiter de notre retraite.
Et c’est là que le bât blesse ! Ou plutôt le bas de laine. Car devant le déséquilibre croissant entre actifs, inactifs et retraités il faut bien rentrer des cotisations pour assurer nos vieux jours. Le débat qui fait actuellement rage me rend cependant perplexes sur l’état d’esprit des français. Alors que l’on vit plus vieux et mieux côté santé (en règle générale), la plupart des français partent à la retraite avant soixante ans. Grâce aux préretraites, aux avantages de certaines fonctions…Tout cela a un coût. Un déficit croissant des rentrées de cotisations. Et à terme soit une baisse des retraites, soit un relèvement important des cotisations sur le dos des travailleurs.

Dans la plupart des autres pays européens au contraire, la durée du travail retrouve les normes du passé (60 à 68 ans). Un passé où quand on partait à la retraite vers 65-70 ans, il restait trois à quatre fois moins de temps qu’aujourd’hui pour profiter enfin de temps libres.

Mais voilà, l’état d’esprit de beaucoup aujourd’hui est de travailler moins et moins longtemps pour gagner plus. Nos grands-parents, aux métiers bien plus pénibles physiquement avouons-le, n’auraient jamais imaginé le mot de « RTT ». Nos parents se contentaient de leurs cinq semaines de congés payés annuelles. Et nous, nous voulons toujours plus. Quel scandale quand certains jours fériés (issus rappelons-le quand même de fêtes au départ religieuses…malgré la séparation de l’Eglise et de l’Etat !) tombent un dimanche et sacrifient les sacro-saints ponts !
Sans penser à celles et ceux qui n’ont pas eux de travail, de couverture sociale…ou de retraites décentes. C’est se scier la branche de la société sur laquelle certains sont confortablement assis. C’est aussi carrément couper les racines vitales de nos enfants. Non seulement c’est les condamner à être surchargés de retenus et cotisations pour payer nos propres retraites, mais aussi devoir se contenter eux à leur tour de retraites insuffisantes.
Nos ans vieux feront bientôt des envieux. Nos propres enfants. Quel monde sommes-nous en train de leur laisser ?

15:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (28)

Commentaires

Cher Phillipe,
Quel monde allons nous laisser à nos enfants, je n' en sais rien.Mais il ne me plais pas,c'est sur.
Pour une fois,je ne partage pas entièrement ta note.
je vais m' en expliquer.

D'abord ,je ne pense pas que, ce que demandent les gens soit de travailler moins pour gagner plus.Ils demandent simplement que leur travail leurs permettent de vivre décement.Ils demandent que leur vie de travail leur permette de jouir décement de leur retraite.Est-ce le cas aujourd'hui? Pas pour tous loin de là.

Ensuite,sur les acquis; Si nos grands parents n'ont certes pas connu les RTT, voir pour certains les congés payés,il n' est pas certains qu'ils n'en aient pas rêver.

Parler de la retraite à 68 ans me semble un retour en arrière grave. Parce qu' aprés tout, en suivant cette logique économique,on peut aussi envisager de revenir à 10 jours de congés payés, revenir sur les jours fériés... Bien entendu, ces propos sont inacceptables, mais la retraite à 68 ans l' est tout autant.
Je passe aussi, sur l' aspect de la pénibilité, et dangeurosité de certains métiers.Pompier,métier du batiment, restauration, conducteur d'engin, et puis celui qui a travaillé toute sa vie à l' usine à faire des gestes répétitifs... 40 ans durant.

La ou je te rejoins par contre c' est sur la cause.
La différence d' actifs et de passifs.
Pas seulement une question de démographie, mais et surtout de lutte contre le chomage.
Et là on atteint,un processus paradoxale qui consiste d' un coté à faire travailler plus longtemps les séniors et en même réduire le chomage.
Si le gateau est toujours le même,qu'il y a plus de monde autour de la table, soit on fait des parts ridicules du gateau, soit y'en a pas pour tout le monde.

Pour que le gateau soit plus gros il faut produire plus.
pour produire plus faut des machines... et des travailleurs.
Mais aujourd'hui on n' embauche pas parce que c' est trop cher.Alors on produit moins. Alors les produits sont plus chers.etc.
Solutions:récompenser les entreprises qui font vraiment des efforts à l' embauche!Qu'un ouvrier payé 1700€ par exemple revienne moins cher qu' un smicar à l' employeur.

Je ne crois pas que la régression des acquis sociaux, soit une solution viable,pour le monde que nous voulons laisser à nos enfants.

Écrit par : Frank | 29 avril 2008

D'accord sur la décence de revenus à garantir. Mais ne confondons pas le maintien d'acquis sociaux nécessaires...et ceux que l'on veut augmenter. Aujourd'hui, à peine les 35 heures passés, certains en viennent à réclamer 32 heures payés 35! Ne poussons pas le bouchon un peu loin.

Écrit par : Philippe Sans | 29 avril 2008

Bonjour Philippe,
Je suis bien d' accord avec toi,il y en a qui vont trop loin.
mais des 2 cotés!, et comme tu disais, tout est une question d' équilibre.
Car il existe aujourd'hui des entreprises (à Sète)ou l' on fait 40h payées 35... le bouchon n' est-il pas poussé un peu loin ici aussi?
Des embauches qui se font aux enchères,celui qui prend le plus petit salaire sera pris!

Je ne pense pas confondre les acquis sociaux nécessaires et les demandes ahurissantes qui ne tiennent pas compte de la conjoncture.

Mais le vrai probléme des retraites reste le chomage.
Il pourra y avoir autant de réformes que l' on veut.
Si l' on n' arrive pas à réduire le chomage,- et quand je dis le chomage: je parle des 7 catégories de demandeurs d' emploi,je parle des demandeurs qui trouve un CDI, et non des stages, des CDD, missions d' intérim ou autre - , nous aurons toujours un déséquilibre d' actifs et passifs.
Cotiser plus longtemps que les 41 anuités (pour les moins de 65 ans)n' augmente pas les montants de retraites n' est pas normal!
Il n' y a pas que 2 solutions à cette problématique, contrairement à ce qu' on veut nous faire croire.Tu nous parles de nos voisins européens, mais regardons aussi coté de la norvège et de la suède... là aussi ils ont trouvé des solutions originales.Regardons donc, ces pays qui n' ont pas eu besoin de reculer la retraite à un age ..."canonique"

Écrit par : frank | 30 avril 2008

Merci de nous expliciter ce que font nos amis suédois et norvégiens...qui sont, au passage, "surchargés" de cotisations sociales.

Écrit par : Philippe Sans | 30 avril 2008

En Norvège:
fondée sur le principe de solidarité entre générations, les actifs d' aujourd'hui paient pour les rétraités d' aujourd'hui.La sécurité sociale assure un vieillesse digne ,qui prend pour systeme de prendre aux riches pour donner aux pauvres.La durée de cotisation est de 140 trimestres soit 40 ans mais avec la possibilité de travailler plus pour améliorer sa retraite.
En Suède:
Générale: pour tous, retraite à 65 ans mais possible à 60 ans.Retraite calculée sur l' argent gagné pendant toute sa vie +divers facteurs( nbre d' enfants par exemple)
Si la retraite est trop faible, il ya une retraite garantie.
PRIMIEPENSION Fond capitalisé pendant toute sa vie est redistribué (il s' agit d'une épargne privée).

Écrit par : frank Paris | 30 avril 2008

A noter que le taux de chomage de la Suéde est de 6.5% en 2005, et en norvége de 3,5%en 2006.

Écrit par : frank Paris | 30 avril 2008

Voici un post personnel et général. C’est intéressant.
Je rejoins, je pense, Franck sur le fond sur la question de l’envie de nos parents ou grands parents. D’une part, leurs volontés, leurs forces de travail sont à resituer dans un contexte bien plus global que le seul contexte du travail (environnement culturel, familial, économique …).
D’autre part, l’argument pour un temps présent qui consiste à dire que de leur temps, ils ne bénéficiaient de nos avantages est un argument me semble-t-il rétrograde. Nos grands-mères n’auraient-elles pas aimé bénéficier d’un congé de maternité ? Nos grands-pères souffrants, n’auraient-ils pas souhaité s’éviter des souffrances supplémentaires en s’accordant quelques jours de convalescence ?
Evidemment si. Et si nous finirons vieux beaux (et moi, plus tard que vous), nous ne devons pas être envieux de leurs ans vieux. Haut les cœurs !
Sur l’état d’esprit aujourd’hui, je crois être plus libérale que vous (mais nous ne rejoignons sur un point).
Je crois que chacun fixe son temps de travail et les revenus qui en découlent là où il le souhaite. Le tout étant que pour une durée « normale » de travail, il y ait un revenu suffisant (pour vivre décemment…ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).
Si une personne décide de travailler 45 heures pour un revenu plus important, soit. Mais respectons aussi ceux qui veulent travailler moins, sans réclamer plus. Il n’y a pas de mal, à mon sens, à vouloir faire « autre chose », le tout est de ne pas revendiquer aux autres ce que l’on ne peut ou ce que l’on n’a pas choisi d’avoir.

Le tout est de ne pas être « consommateur ». Consommateur d’un temps de travail imposé ou non rémunéré (Combien font 40 heures ou plus pour 35 heures rémunérées)…
Le monde que nous laissons à nos enfants ? Certainement, un monde malade, si nous continuons à penser « redistribution » comme vous le faites. La résolution du "problème" est ailleurs. Il faut apprendre à tous et dès aujourd’hui à être entreprenant, à faire des choix qui permettront à nos enfants de vivre décemment pendant leur durée de travail et après, à imposer un équilibre entre juste travail et juste rémunération…
Nous savons tous, qu’augmenter la durée de travail ou/et la durée de cotisation revient, justement, à transmettre nos maux à nos enfants…Offrons dès à présent la possibilité à tous de travailler au prorata d’un revenu désiré, dans le respect de la personne en fixant des minimums de décence et des maximums de sauvegarde.

Écrit par : mx | 30 avril 2008

Tout cela n'est pas très gai... En fait, on va continuer à bosser jusqu'à presque 70 ans pour payer une recette décente à nos vieux... Jusqu'à ce que l'équilibre démographique entre les générations se rétablisse. Enfin, c'est ce qu'on nous propose, parce que c'est peut-être la solution la plus confortable pour ceux qui l'ont décidé, et qui ne seront pas touchés par cet allongement de durée de cotisations.

Écrit par : Gab | 30 avril 2008

Je partage en grande partie vos arguments "mx". Et loin de moi l'idée de contester les avancées sociales que sont les congés payés, les congés maternité, l'évolution des minimas sociaux...et même pourquoi pas les RTT! Mais je ne pense pas être rétrograde quand je dis que certains veulent toujours plus et trop. A mon sens, notre société, si l'on reste sur cette base de principe, va dans le mur. Et à fond!
Sur le principe que vous énoncez, pourquoi par exemple ne pas avoir laissé la liberté à certains de ne faire que 35h (en prenant des RTT) mais en étant payés donc pour 35 h (et non 40h). Là nous sommes sur un principe de travaillez moins et gagnez plus, ce qui nous fait aller dans ce satané mur social et sociétal.
De même, vive les cinq semaines de congés payés ! Et pourquoi pas six, sept ou huit...Mais dans certains entreprises (dont celle où j'évolue je le reconnais), nous bénéficions par exemple de treize à quinze semaines de congés par an. Payés bien sûr. Au détriment de notre propre entreprise, qui en prime doit nous remplacer sur ces jours d'absence...Et donc payer en quelques sortes double la journée de travail. Et certains en réclament encore plus...Alors que, je vous rassure, nous n'avons pas un métier (journaliste) des plus pénibles!
Ce que je veux dire, c'est que si certains acquis sociaux étaient nécessaires, d'autres auraient peut-être dû être pesés avant d'être accordés. Fallait-il passer la retraite à 60 ans en connaissant les problèmes de retraite ? N'aurait-on pas dû rester à 65 ans par rapport à l'allongement de la durée de vie et à l'amélioration des capacités physiques de nos générations? Et ensuite, bien sûr, les gens auraient eu liberté de partir quand ils le souhaitaient...en touchant une retraite en conséquence de leurs années de travail bien sûr. N'était-ce pas la logique de solidarité intergénérationnelle? Car aujourd'hui c'est, moi d'abord, les vieux et les jeunes de demain, ils se dém...... bien!

Écrit par : philippe SANS | 01 mai 2008

Ne rêvons pas non plus Gab, l'équilibre générationnel n'est plus possible. En enlevant les enfants, ados et les étudiants, les chômeurs, les pré-retraités et les retraités de plus en plus jeunes, il y aura toujours moins d'actifs pour payer les cotisations (et donc les retraites des autres générations).

Écrit par : philippe SANS | 01 mai 2008

(suite du dernier commentaire de Philippe).
...... surtout si les entreprises françaises continuent à délocaliser leurs productions, à licencier leurs salariés pour cela, contribuant ainsi à développer un chômage de masse qui interdit aux salariés les plus âgés de travailler et aux plus jeunes de commencer à entreprendre une carrière professionnelle......Je ne crois pas que la solution au problème des retraites soit la régression permanente au détriment évidemment des salariés.Est ce trop demander que le retraite soit prise au moment où ces derniers le souhaitent,( 60 ou 65 ans comme c'est le cas aujourd'hui) dans des conditions financières honnêtes, qui permettent aux retraités de vivre dignement et pour ceux qui le souhaitent d'aider leurs enfants quand ils en ont besoin.Allons nous dans les années prochaines voir des retraités très pauvres, et est-il indispensable que la retraite soit donc synonyme de pauvreté voire de misère. Nos pays dits riches mais tellement inégalitaires devraient aussi se pencher sur les meilleurs moyens d'apporter à toutes leurs populations des moyens d'existence dignes du 21°siècle.Ne peut-on penser par exemple que le paquet fiscal des 15 milliards apportés l'an dernier à des français qui ne passaient pas pour les moins favorisés n'aurait pas mieux été utilisés pour d'autres dans le besoin, n'y a -t-il pas moyen de taxer les sommes colossales que certains s'octroient en stocks options ou augmentations scandaleuses de salaires, ... j'en passe et des meilleures.Pourquoi devrions nous accepter cette société qui nous enfonce en permanence dans le recul social; trop de santé, trop d'éducation, trop de salaires,trop de ceci et de cela, jamais assez de profit pour les actionnaires ?Alors?

Écrit par : rodrigue | 01 mai 2008

Entièrement d'accord avec vous sur le paquet fiscal donné génèreusement d'une main à certains...et repris d'une manière autre à d'autres (inflation du prix de l'essence, hausse des prix des denrées alimentaires de premières nécessités...).
Pour le reste, je le répète, je ne parle pas de recul social,mais je dis qu'avant de s'accorder de nouveaux privilèges (ou avancées sociales), encore faut-il être sûr qu'ils ne vont pas contribuer à enfoncer (ou à surcharger) les générations à venir. Nos propres enfants.

Écrit par : philippe SANS | 01 mai 2008

Je vous voudrais comprendre pourquoi travailler 35h payer 35h c'est travailler moins pour gagner plus?

Par ailleurs ,je me demande si l' hypothése d' une retraite générale, decente, la même pour tous a partir de 65 ans , avec la possibilité de l' améliorer avec des complémentaires privées ne serait pas une solution; cela permettrait aux plus pauvres de pouvoir vivre,et aux plus riches de se faire un retraite choisie.

Écrit par : frank paris | 01 mai 2008

Cher Rodrigue,
Oserai-je ajouter à votre liste des acquis perdus, la suppression partielle de la prime à l'emploi qui est allouée aux petits revenus , pour payer le RSA (je crois)destiné aux encore plus pauvre! Ce qui veut dire que les gens qui percoivent des revenus confortables ne participe pas à cet effort!!!
Ce sont là les valeurs de justice sociale que nous allons laisser à nos enfants.Plus graves que les maux économiques, ce sont de maux moraux que nous léguons à nos petits!

Écrit par : frank paris | 01 mai 2008

Frank,il va de soi que je n'ai jamais eu l'intention de dresser la liste de tous les acquis sociaux - ces privilèges comme ils les appellent-perdus par les salariés.Je n'ai pas très envie de passer des heures et des heures devant mon clavier tant cette liste serait longue et fastidieuse.On aurait plus vite dressé celle des privilèges - vrais ceux-là - que le monde économique en général, et ceux qui ont pouvoir de faire la loi - le gouvernement, les sénateurs, les députés -continuent à s'octroyer.Ce n'est pas d'ailleurs pas faire preuve d'un populisme à tout crin de constater que ceux qui prêchent modération des salaires, restriction sur les retraites, etc... sont ceux là même qui pensent beaucoup à eux,égoïstement.(voir la manière dont le corps législatif traite ses anciens collègues en matière de retraite et de chômage,et les salaires démentiels ou les stocks options immérités dont les grands patrons se gratifient.Sans doute se rassurent-ils en pensant à leur propre avenir. Sans doute objecteront-ils, si nous devions partager toute la richesse du monde avec l'ensemble des habitants de la planète, il y aurait si peu pour chacun qu'il est inutile de se livrer à cette incongruité.C'est un argument que j'ai souvent entendu - en privé- de la part de décideurs économiques de mes amis.Encore des propos d'égoïstes qui n'imaginent pas que la terre pourrait tourner autrement.Et pourtant il le faudra bien sauf à ce que nous nous y perdions tous, eux y compris.

Écrit par : rodrigue | 01 mai 2008

@Rodrigue ... qui a du coeur : Il me semble que vos propos se placent toujours dans un même mode : Redistribution, partage, les gentils contre les méchants...
Augmentons dès le temps de travail les salaires (la richesse crée la richesse) et "responsabilisons" (incitation au partage au vrai / développement des retraites privées parrallèles aux publiques...) les entreprises dans leur ensemble = Actionnaires et dirigeants d'un coté et travailleurs de l'autre...
Il est évident qu'il y a un équilibre à trouver ... mais tous les acteurs ont un rôle à jouer !


@P. Sans : C'est déjà bien que nous ayons des points de vue communs...
Un point de votre commentaire est particulièrement interressant : Vous semblez apprécier votre métier et reconnaître que les conditions dans lesquelles vous l'exercez ne sont pas les plus difficiles, allant même jusqu'à regretter certains débordements de vos confrères. C'est interressant, car je suis certaine que de permettre aux personnes d'exercer librement (une liberté de choix réelle) est une garantie d'équilibre.
Les personnes qui réclament toujours plus ne sont-elles pas finalement les plus insatisfaites sur le fond de leur emploi ?
Dans le cadre qui est encore le mien pour quelques temps (la recherche), beaucoup de passionnés, beacoup de satisfaits par des conditions plutôt avantageuse en terme de salaire ou vacances...Là où les dents grincent, c'est sur la question du budget, pas tant sur les statuts.
Et je pense que l'intérêt que l'on porte à son emploi favorise aussi une certaine satisfaction du statut. Pour celà, motivons par des interessements, des primes, offrons des formations, reconnaissons les diplomes à une juste valeur, valorisons tout type d'expérience...

Écrit par : mx | 01 mai 2008

Je suis pour, mx! Respect des conventions de travail à condition à condition qu'elles soient vraiment à la fois en défense des intérêts du salarié et de l'entreprise, sans mettre en danger ni l'un ni l'autre.
Et intérèssement...

Écrit par : philippe SANS | 02 mai 2008

Pour 41 ans de cotisations je suis ok! mais dans cette société Française où l'on met en retraite anticipée a tout va, a 50 ans on considère les gens "sénior" alors a 65 ans dans qu'elle cathégorie vont-ils nous mettre (?) papy et mamy (?)
Que penser des usines qui après reprise par de grandes sociétés, après avoir fait de gros bénéfices et touché des subventions de l'état, mettent à la rue des milliers de gens après 20 où 30 ans de bons et loyaux sevices.(?)
alors "OUI" travailler plus longtemps, mais faut-il encore que l'on nous laissent travailler vieux pour cotiser!
Les jeunes sortent de scolarité sans qualifications pour beaucoup d'entre eux, certains sont illetrés. Avant l'apprentissage était favorisé (en Allemagne il l'est toujours). En France aujourd'hui des jeunes "BAC" a toutes les sauces, qui une fois l'obtention du "BAC machin-chose" ne savent pas qu'elle voie prendre car le "machin-chose" ne mène a rien si ce n'est au chômage.....
Et je ne parle pas de "l'hémorragie des cerveaux Français" BAC +1,2,3,4,5 etc..... qui partent "ailleurs" où la recherche est favorisée et les salaires décent a la clef.
Ceux qui pensent les lois, les décrets,ect... réalisent-ils? sortent-ils de leurs bulles de temps en temps?
Ces hommes d'en haut vont-ils voir ceux d'en bas histoire de rétablir l'équilibre (?)
J'en doute! et vous?

Écrit par : blonde | 03 mai 2008

@blonde :
- Je crois que la France a effectivement un sérieux problème avec l'âge. Si à 50 ans, vous êtes disqualifié pour être mis à la retraite, je vous assure qu'à 25 ans, vous êtes de toute façon considéré comme incompétent ... On est loin de l'exemple québécois des CV sans date de naissance...
La cotisation de 41 ans pose aussi un autre problème, celui des emplois "physiques"...
- Sur les usines aux moeurs douteuses : Evidemment, la situation de l'usine à laquelle vous pensez est dramatique. Mais il ne faut pas généraliser non plus...On en revient à l'équilibre. Combien d'entreprises, petites, moyennes ou plus grosses essaient de respecter leurs salariés ? Evidemment un certain nombre, dont personne ne parle. J'en ai marre de ce pessisme ambiant qui a vocation à "rassurer"...
- Sur l"éducation : Là où je vous rejoins je crois c'est sur le manque de valorisation de la formation. Voir mon post. Essayons de valoriser toutes les formations sans considérer les unes plus que les autres selon leur niveau ou leur contenu...et ca ne passe pas forcément par une revalorisation du ou des BAC. Offrons à nos bacheliers de vraies formations gratuites dans nos universités (avant qu'il n'existe plus que des écoles privées) qui rechignent à professionnaliser leurs formations par exemple...
- Sur la bulle ... : D'un point de vue purement technique, ceux qui votent la Loi ont un lien avec la population. Pour le reste, pardon d'être directe, mais nous mettons au pouvoir les gens que nous voulons bien ...

Écrit par : mx | 03 mai 2008

En quelque sorte...Vive le Québec! Lire aussi "pessimisme" pour "pessisme".
Mais au-delà de la plaisanterie, "mx", vous avez raison : les jeunes sont encore trop considérés en France comme "moins chers" à employer que les plus de 50 ans. Avec "en prime" si l'on peut dire, trop d'aide. Hier on incitait et aider à employer des jeunes, aujourd'hhui on incite et on va aider à employer des "vieux"...Et si simplement on incitait à employer tout simplement ?! Et on intéressait à la fois les employés et les patrons, si on allégeait les charges en responsabilisant plus et les patrons et les employés? Le Québec est un bon exemple. 400.000 emplois nouveaux dans les trois ans. Interdiction de refuser plus de deux emplois dans sa branches (car trop pénalisant pour la société en général, et donc pour les autres contribuables...). Oui vive le Québec libre mon général!

Écrit par : philippe SANS | 03 mai 2008

bonjour Mx,
juste une petite réaction à votre post sur lequel je vous rejoins sur certains points,mais ne partage pas votre avis sur d'autres.Ce qui est intérressant c'est de débattre de nos divergeances.Sionon on pasera notre temps à dire pareil.C'est vrai qu' on ne parle pas des trains qui arrivent à l' heure parce que par définition c' est leurs devoirs.
Parler des patrons qui ESSAIENT de respecter leur personnel, bien sur qu'il en existe,et personne ne dit le contraire.
N'est-ce pas la normalité des choses de respecter des femmes et des hommes qui travaillent dans votre entreprise et qui sont la richesse de cette dernière?

Mais dénoncer ces entrepreneurs sans consience ,autre que celle de leurs bénéfices ou du gagner plus ,fait partie de la sauvegarde de l' intégrité de chacun et de son droit à vivre decemment de son travail.

Vous avez l'air d' être heureuse dans votre travail,de votre statut,de votre salaire,j' en suis sincérement heureux pour vous et vous souhaite que cela dure,car je suppose que vous avez fait tout ce qu'il fallait pour en arriver là.

Néanmoins ce beau pays ne met pas sur un pied d' égalité tous ses compatriotes.Et ce péssimiste qui rassure dont vous parlez,il vous agace,sachez que ceux qui le vivent le subisse.Tous les jours! et banaliser ce sentiment revient à ne pas les écouter.

alors suivant ou l' on se place et suivant ce que l' on vit,on voit les choses différement.C'est bien normal.

la politique doit être humaine, quoiqu'en disent certains,sinon le risque de violences,de fraudes, d'incivilités,de désintérêt de la dite politique et surtout le fait de ne plus croire en ses représentants sera bien fort et inquiétant.
Vous dites qu' on choisit ses hommes de pouvoirs... si il y avait la proportionnelle ou une partie , le visage politique serait different.et peut etre certains s'y retrouverait plus répresenté.

Écrit par : frank paris | 03 mai 2008

Mon propos était volontairement provocant, vous vous en doutez...Je voulais, un peu, casser le discours ambiant.
Evidemment, que chacun a un point de vue différent selon sa propre expérience, son propre parcours. Mais, je crois qu'il peut être de bon ton de temps à autre, d'accepter d'entendre que certains sont satisfaits... C'est justement donner plus de valeur à ceux qui "subissent" (je reprend vos mots), ca force à équilibrer.
Ceux qui peuvent se battent à coté de ceux qui veulent avancer. Et nous sommes alors enfin dans le partage puisqu'il y a quelque chose à partager.
Je suis satisfaite, vous avez raison, de mon statut (très très temporaire). Et c'est pour celà, que je participe à mon niveau à aider, soutenir, encourager et me battre pour des plus jeunes qui veulent suivre un parcours parfois difficile...
Se satisfaire d'une situation personnelle n'est pas synonyme d'inconscience sur le sort collectif (mais je suis sûre que ce n'est pas votre propos...)
D'accord avec vous sur la représentativité...

Écrit par : mx | 03 mai 2008

Bonjour a tous
MX, loin de moi l'idée de "généraliser" mais en France le mal est profond et ca dure depuis longtemps!
Je prends un autre exemple, dans le social; la prime pour l'emploi avait été crée pour inciter à travailler plutôt que de rester à la maison avec des "aides".
Le RSA a la même finalité (si j'ai bien compris). Quel est le bureaucrate qui a eu l'idée de financer l'un par l'autre?
(on déshabille Pierre pour habiller Paul)
Je suis d'accord avec Philippe "et si simplement on incitait à employer tout simplement?!)
Qui protége les puissants et enfonce les plus pauvres?
La franchise médicale IDEM. Ce sont les malades qui paient pour d'autres malades!
Un peu d'optimisme maintenant pour vous faire plaisir MX!
Je pense que l'éducation nationnale est l'une des clef et doit être l'une des priorité dans ce pays laïque, mettre en "cohérence" études et monde du travail dès le lycée est une bonne chose me semble-t-il, car il y a un manque de coordination entre l'éducation nationnale- marché de l'emploi et université. Je pense que si ce gouvernement le fait c'est une très bonne chose.
Mais! l'a je redeviens péssimiste!
Quelqu un a dit récemment "je veux la qualité pas la quantité"
Atention, le monde ne nous attend pas et pour avoir de la qualité qq fois la quantité est indispensable.
Depuis 1 ans quel bidouillage, précipitation et volteface!
Ben oui je suis "péssimiste"
Pourquoi toujours prendre en expl d'autres pays, alors que nous avons nos propres valeurs "Française" ne sommes nous pas assez intelligent pour réfléchir, analyser et ensuite "réformer" avec COHERENCE?

Écrit par : blonde | 04 mai 2008

"on déshabille Pierre pour habiller Paul"

Et Pierre, déjà, n'était pas très couvert ...

Écrit par : mx | 04 mai 2008

D'accord avec vous MX, Pierre a du souci à ce faire!

Écrit par : blonde | 04 mai 2008

Philippe il faut arreté le délire un simple travailleur serait t'il un privilégier? faut t'il se lamenter sur les fortunés ? qui connaissent tout les systémes pour ne pas payer a sa juste valeur les impots. Maintenant nous pouvons tout vendre les RTT,la possibilités des conges annuels,. De 40ans ont passe a 41 de cotisation sociale,la franchise médicale,travailler + pour payer + Comment les jeunes vons t'il faire? le systéme capitaliste exsiste en France mais les bourgeois de cette sociéte ne veulent pas en parler nos dirigeants national idem. Pourquoi vouloir a chaque fois demander aux travailleurs modeste de contribuer a un financement pour boucher le deficisque les actionnaires refusent de mettre la main au portefeuille? je serait un homme heureux que ces personnes qui décides pour nous essayent de vivre avec un salaire a 1200.00€ par mois en mettant un bleu de travail car bien souvent ils ne connaissent pas l'ambiance de l'entreprise qui bien sur eux ne percoivent un salaire de misére dont ils sont pas pret a faire des sacrifices.

Écrit par : reilles j claude | 06 mai 2008

Bonjour ou plutôt bonne nuit Mr Reilles!
Je ne peut qu'être d'accord avec vous sur certains point, le blème n'est pas de ceux qui touchent trop, c'est réducteur, mais du fait que le travail des travailleurs n'est, pour beaucoup d'entre nous pas payé a l'échelle du coût de la vie actuellement et avec les nouvelles mesures comme par exemple pour les demandeurs d'emplois (même avec un salaire de 70% sur l'ancien) ben pour certains ca va être dur-dur les fins de mois si en plus ils font 2 h pour aller bosser!
C'est une honte!
Je me demande si depuis le passage des 35h, le gel des salaires puis ces nouvelles mesures et la vie chère ne sont pas faites pour nous épuiser....
...pour nous faire craquer et regretter nos 41h et 39h d'avant!...
Gaby! au secour, faites moi rire encore, je sombre dans la mélancolie!

Écrit par : blonde | 06 mai 2008

En fait le problème est celui du partage des richesses dans un monde qui tourne à l'envers, par contre je ne suis pas sûr que la volonté de changement soit liée à la position sociale, ancien smicard et aujourd'hui considéré comme une personne à fort potentiel économique, mes idées et convictions sont les mêmes et je disparaîtrai avec mes utopies pour un monde meilleur.

Ce fameux changement est certainement plus réel dans les têtes des personnes des classes moyennes que dans celles des classes populaires confrontées plus durement aux problèmes de la vie quotidienne, le suffrage universel l'atteste, les classes populaires sont à la recherche d'une voie.

Jean- Claude a raison, un peu des profits du CAC 40, un peu des profits des compagnies pétrolières, un peu des profits du paquet fiscal, juste un peu comme nous 10 voire 12% et la vie serait moins difficile, partager est humain!

Écrit par : max | 07 mai 2008

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