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15 mai 2008

Mon œil !

Ainsi donc, le Contrat Urbain de Cohésion Sociale finance l’installation de caméras de surveillance pour le nouveau quartier de Villeroy. « De la prévention », justifie l’élu sétois en charge de rapporter le dossier au dernier Conseil Municipal.
Ainsi donc ce nouveau quartier de Villeroy serait menacé par les actes d’incivilité, les trafics divers et les gangs de délinquants ?! Et dire qu’il m’est arrivé de m’y rendre sans savoir en famille le dimanche après-midi. Et même certains soirs chez des amis ! J’en tremble rétrospectivement.
A moins que l’objectif de Cohésion Sociale du Contrat Urbain ne veuille dire qu’il ne faut pas surveiller que les sites connus pour leurs chiffres de délits ?
Soyons sérieux.
Je pense que la priorité d’installation de ces caméras ne se situait nullement dans ce nouveau quartier résidentiel. Mais dans d’autres. Comme l’ile de Thau. En proie encore aujourd’hui (il n’y a qu’à se pencher avec un peu de curiosité sur les statistiques de la Police Nationale) à des trafics divers, en sous-main, ou carrément en voitures venues de départements plus lointains chaque début de mois, et à des dégradations et incivilités encore trop nombreuses. Alors que de plus en plus de familles souhaitent en faire enfin un quartier plus serein et plus tranquille pour leurs enfants.
Mais apparemment la Municipalité place sa priorité ailleurs : « Villeroy peut susciter des convoitises et peut exposer les populations qui y résident à des risques éventuels en saison touristique », dit ce même rapporteur. Mieux vaut prévenir que guérir. Certes.
Mais si on commençait par guérir là où il y a symptômes ? Et besoins plus urgents ? A l’Ile de Thau, c’est toute l’année. Un dossier aurait aussi été déposé par la Ville. Mais avec quelle réponse, quel financement, quelle urgence et quel planning ?
C’est certes une histoire de choix. Celui qui a été fait ne me semble pas être celui de tendre vers une ville enfin équilibrée dans son traitement. Tant au niveau humain qu’urbain. C’est toute la population sétoise qui doit vivre en privilégiée. Si tant est que la sécurité soit un privilège. Elle devrait être plutôt un dû et une garantie de la part des pouvoirs publics.

17:00 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

M. SANS,

en tant que Maire de cette ville, je tiens à vous faire partager les détails de mon projet pour mon quartier de Villeroy : en vue de faire baisser la délinquance dans ce beau quartier cubillonaire, j'ai décidé de poster 1 agent municipal à l'entrée de la résidence, dans une petite guérite. Il y aura une barrière mécanique également, et les caméras au dessus de chaque maison assureront la paix et la tranquillité de nos concitoyens qui le méritent bien. J'ai aussi demandé à M. Frêche de nous préter une des voitures américaines de la police municipale de Montpellier, pour faire circuler une équipe de police 24/24.
En effet, l'été approche, et j'ai 2 certitudes : il va faire beau, et les PV vont pleuvoir. Il n'est pas question, pas question vous m'entendez, que le quartier soit à nouveau envahi par les malotrus qui se garent n'importe où pour aller à la plage. Ceux là n'ont qu'à rester chez eux et profiter de leur piscine, comme tout le monde.
Non mais.
Mes respects.
The Maire.

Écrit par : le Gabian de Sète | 16 mai 2008

Il est bien clair ,"Gab", que vous avez écrit comme si vous étiez le maire de Sète, mais il ne faut pas signer à sa place. Je me suis donc permis de rétablir votre véritable signature.
Et ces propos (ou des pensées) ne peuvent être attribués à monsieur le maire lui-même. Il s'agit bien sûr, précision pour les lecteurs de ce blog, de votre traduction propre de ce qui pourrait être un choix municipal.
Cordialement

Écrit par : Philippe Sans | 16 mai 2008

Super! ils pouront voir pousser le Buplèvre Glauque, et pourquoi pas mettre des boîtiers Beethoven? ça marche! si,si!
2000 e pour les "pauvres" habitants de Villeroy et cela pour la cohésion sociale et l'égalité des chances!(?)
Il y a aussi le "massacre à la tronçonneuse au coeur de saint clair"(gazette).
Je pense que là aussi il y aura de la vidéo-surveillance pour la "cohésion sociale" les touristes pouront bronzer tranquilles!
Pendant ce temps "île de thau:la supérette ferme ses portes" (gazette)
Mr Reilles, votre quartier n'a apparament pas besoin de "cohésion sociale et d'égalité des chances"!
et,"les traveaux d'Hercule sur les falaises de la vigie" (midi libre).
Pourvu que Villeroy ne se prennent pas un tsunami!

Écrit par : blonde | 16 mai 2008

En effet, pourquoi des caméras vidéo alors que tous ces braves gens qui s'agglutinnent dans ces cubes peuvent voir respectivement ce que mange son voisin, et quelles convoitises ce quartier peut il susciter?
Pourquoi pas des barbelés, un mirador, des chiens et des vigiles mais à la charge des résidants pas du contribuables
Quant aux statistiques de la police nationale, parlons en! leur objectif est zéro délit.
A Sète ne vous présentez pas dans leur bureau, ils refusent et j'insiste, ils refusent de prendre une quelconque plainte car ils ne sont pas là pour "constater des faits" .
Les faits, vous devez les leur apporter sur un plateau avec un constat d'huissier si possible.
Dernièrement je me suis présenté devant ces messieurs afin de déposer deux plaintes. Je me suis heurté à des agents à la limite de la correction qui ont refuser de m'entendre. C'est la Gendarmerie Maritime qui elle a accepté de nous entendre.

Écrit par : mc | 16 mai 2008

Je peux attester qu'il m'est arrivé la même chose qu'à mc.

Écrit par : Gab | 16 mai 2008

Madame,

Si un officier de police judiciaire refuse de prendre votre plainte, je vous encourage de la déposer auprès du Procureur de la République en expliquant les raisons de ce dépôt.

Écrit par : max | 19 mai 2008

Merci Max

C'est chose faite car ce n'est pas la première fois que cela se passe.

Écrit par : mc | 20 mai 2008

QUEL CIRQUE !

Mon neveu, 5 ans et son petit copain se faisaient une joie en cette fin d’après midi ce lundi 19 mai. En effet, le cirque MEDRANO, prévu de longue date sur l’agenda familial, déposait enfin ses cages et roulottes sur notre belle ville.

Leurs yeux d’enfants brillaient et l’excitation grandissait à l’idée de côtoyer « pour de vrai » : tigres, éléphants et autres clowns.

Arrivés vers 17 h 15 sur la place Stalingrad pour visiter le zoo avant la représentation prévue pour 18 h 00, quelle ne fut pas leurs déceptions de voir celle-ci vide et sans chapiteau. Il a fallu essuyer quelques larmes avant d’appeler le tonton par lequel ils avaient obtenu les places.

Stupéfait par cette nouvelle, j’appelle immédiatement sur Toulouse le commercial du cirque qui avait démarché le Comité d’Entreprise de ma société il y a plusieurs mois pour qu’il me justifie l’absence de son chapiteau sur ma ville.

Ce dernier m’explique que le site réservé initialement par le cirque auprès des services compétents de la mairie (place Stalingrad) n’ayant pas été dégagé par les employés municipaux, ils ont du dresser en catastrophe leur chapiteau sur le parking du Mas Coulet (face au restaurant LA PENICHE).

Un chapiteau n’est pas une vulgaire canadienne, plusieurs heures sont necessaires au montage des piliers et des toiles, à baliser les alentours, à instaurer un minimum de confort pour les hommes et les animaux qui composent cette attraction qui, dès le lendemain aura, quoi qu’il en soit, repris la route et tout recommencé ailleurs.

A 18 h 00 le chapiteau était dressé depuis plusieurs heures déjà sur les rives du canal à l’Est de la ville. La foule était dense à se presser contre les barrières qui n’avaient pas encore été retirées pour libérer l’accès au spectateurs afin qu’ils prennent place pour le spectacle.

A cette même heure, M. LAVIT et Mme MAGNE (je suppose), adjoints au maire, le pas décidé et une certaine dose d’arrogance dans le regard (rassurez vous mes chers administrés … la mairie maitrise la situation), traversaient la foule avec une équipe de sapeurs pompiers pour s’assurer de la conformité des installations avant la première représentation publique.

Pas très en avance les autorités de notre ville ! Est-ce bien respecteux de débarquer à 18 h alors que la première représentation débute à cette même heure.

La gêne persiste … et ce manège durera finalement jusqu’à 19 h et quelques minutes pour qu’enfin les barrières tombent et les premiers spectateurs accèdent au chapiteau sous une pluie battante trainant les enfants à bout de bras pour passer entre les énormes gouttes.

Avec chance, je lirai le lendemain dans les colonnes de notre quotidien Midi Libre que Mme Laurence MAGNE, adjointe au maire en charge de ce dossier, « n’est pas contre ce genre d’animation mais qu’il faut respecter les règles ».
Mais de quelles règles parle-t-on ?

Le respect des engagements et des contrats signés par la commune, des spectateurs sétois venus nombreux pour assister à la représentation de 18 h 00, des horaires (la ponctualité), des employés du cirque qui se démènent jour et nuit pour donner du rêve aux petits et aux grands … ? Certainement pas !

Pour être respecté, il faut être respectueux et assurer quand on a la charge d’une mission pour le compte d’une municipalité. L’arrogance et l’impertinence dans les colonnes du journal le lendemain ne servent à rien. A force de trouver toujours des coupables et de désigner les autres comme responsables, on finit par ne plus avoir de crédit auprès de la population.
Il existe une qualité qui est « la compétence ». Usez-en et abusez-en même si cela vous est permis et non seulement vous n’aurez plus à vous justifier mais en plus vous encheterez vos administrés.

BoB

Écrit par : BoB | 21 mai 2008

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