« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »
28.05.2008
Trop-plein !
Même si certains d’entre eux ont pris l’habitude depuis quelques années de prendre des libertés avec les règlements (puissance maximale des moteurs, jauge de leur bateau, quota de pêche…), la colère des pêcheurs à propos de la hausse effrénée du prix du gazole est aujourd’hui légitime. Tout comme celle des transporteurs routiers, agriculteurs, taxiteurs…ou autres professions qui, par « essence » même, ont un cruel besoin de carburant pour exercer leur activité.
Mais ce débordement, la goutte de trop qui fait déborder le vase de la tolérance sociale doit aussi nous conduire, simple citoyen, à réfléchir sur ce hold-up à grande échelle sur notre porte-monnaie et notre pouvoir d’achat.
Ne nous y trompons pas : ce n’est point la raréfaction des ressources pétrolières qui est la cause de cette flambée des prix, mais une véritable spéculation en bourse. En contribuant à vider les nôtres !
Certes, sous le flot de revendications, le président et le Gouvernement viennent d’annoncer des mesures d’aides financières. D’abord pour lesdites professions, puis ensuite pour celles et ceux qui sont les plus pénalisés au quotidien. Bien. Mais n’oublions pas que cet argent…c’est encore le nôtre, puisqu’issu du budget de l’Etat et donc de nos taxations. En l’occurrence, du surplus de TVA touché…sur le prix des carburants ! C’est décidément le serpent (monétaire) qui se mord la queue !
Et une fois encore, les contribuables payent les pots cassés...pendant que des multinationales pétrolières et des actionnaires spéculent à tout va sur l'or noir et tirent et les ficelles et les marrons du feu.
Et bizarrement, aucun homme politique national ne monte vraiment au créneau! Rassurez-moi, ils n'ont aucun lien direct avec ces grandes compagnies? Le financement occulte des partis politiques, les pots-de-vin (ou plutôt d'essence), les dessous de table, les commissions occultes...c'est bien fini? Mais peut-être roulent-ils à l'électrique...
Alors appliquons à notre tour le système du trop-plein. Système permettant la régulation du niveau de liquide dans une cuve par débordement. Et que le débordement de notre colère s’exprime…mais par des actes régulant par le poids citoyen le marché. Touchons donc là où ça fait mal, au porte-monnaie :
- boycottons les stations services des grandes marques pétrolifères, aux bénéfices annuels colossaux ;
- adhérons à des associations militants pour le recours à d’autres types de carburants (électriques, huiles de colza ou de tournesol…)
- développons le covoiturage ;
- augmentons nos déplacements en transports en commun, en vélo ou à pied.
Il est temps aussi de s’interroger sur le système de taxation et des rentrées parafiscales indirectes encaissées par l’Etat. Indexer des prélèvements sur les revenus est le moyen le plus juste, le plus équilibré socialement. Et humainement. Le système de taxe sur les carburants pénalise d’abord les petits revenus. Qui ont les mêmes besoins de se déplacer pour leur travail, leur vie familiale ou sociale. Il est de temps de comprendre que ce n’est pas en continuant d’étrangler ainsi le pouvoir d’achat… que l’on va contribuer à le relancer. Une lapalissade qui semble échapper à bon nombre de décideurs politiques !
15:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
15.05.2008
Mon œil !
Ainsi donc, le Contrat Urbain de Cohésion Sociale finance l’installation de caméras de surveillance pour le nouveau quartier de Villeroy. « De la prévention », justifie l’élu sétois en charge de rapporter le dossier au dernier Conseil Municipal.
Ainsi donc ce nouveau quartier de Villeroy serait menacé par les actes d’incivilité, les trafics divers et les gangs de délinquants ?! Et dire qu’il m’est arrivé de m’y rendre sans savoir en famille le dimanche après-midi. Et même certains soirs chez des amis ! J’en tremble rétrospectivement.
A moins que l’objectif de Cohésion Sociale du Contrat Urbain ne veuille dire qu’il ne faut pas surveiller que les sites connus pour leurs chiffres de délits ?
Soyons sérieux.
Je pense que la priorité d’installation de ces caméras ne se situait nullement dans ce nouveau quartier résidentiel. Mais dans d’autres. Comme l’ile de Thau. En proie encore aujourd’hui (il n’y a qu’à se pencher avec un peu de curiosité sur les statistiques de la Police Nationale) à des trafics divers, en sous-main, ou carrément en voitures venues de départements plus lointains chaque début de mois, et à des dégradations et incivilités encore trop nombreuses. Alors que de plus en plus de familles souhaitent en faire enfin un quartier plus serein et plus tranquille pour leurs enfants.
Mais apparemment la Municipalité place sa priorité ailleurs : « Villeroy peut susciter des convoitises et peut exposer les populations qui y résident à des risques éventuels en saison touristique », dit ce même rapporteur. Mieux vaut prévenir que guérir. Certes.
Mais si on commençait par guérir là où il y a symptômes ? Et besoins plus urgents ? A l’Ile de Thau, c’est toute l’année. Un dossier aurait aussi été déposé par la Ville. Mais avec quelle réponse, quel financement, quelle urgence et quel planning ?
C’est certes une histoire de choix. Celui qui a été fait ne me semble pas être celui de tendre vers une ville enfin équilibrée dans son traitement. Tant au niveau humain qu’urbain. C’est toute la population sétoise qui doit vivre en privilégiée. Si tant est que la sécurité soit un privilège. Elle devrait être plutôt un dû et une garantie de la part des pouvoirs publics.
17:00 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
09.05.2008
A quand les éco-politiques ?
Je voulais profiter de ce blog pour saluer le travail de mobilisation de Marialys Richard-Caramel. Ce petit bout de femme de 60 ans était sur ma liste lors des dernières élections municipales. Avec son association « Entre mer et étang – Sète Environnement », elle traque littéralement tous les dérapages sur l'environnement sétois et du Bassin de Thau. Derniers en date, la non préservation du Buplèvre Glauque sur le site de Villeroy.
L'association héraultaise des Ecologistes de l’Euzière avait obtenu la conservation d'une bande de 3.000 m2 de terrains au sein de ce triangle pour y préserver et sauvegarder les espèces locales. Préservation et sauvegarde rappelés par un panneau officiel sur le site. Une sauvegarde normalement énoncée par un arrêté préfectoral en date de 2003 s’imposant à la commune de Sète, et donc par transfert ensuite à l’aménageur du site. Sauvegarde et arrêté qui imposaient l’établissement d’un cahier des charge par les Ecologistes de l'Euzière, et par un Comité de suivi avec associations de protection de la nature, la DIREN, les conservatoires botaniques et les pépiniéristes agréés...
Or Marialys et ses adhérents se sont rendus compte que derrière les beaux panneaux annonçant la protection de cette flore particulière…peu d'actes. A commencer par le comité de suivi, le non recensement et le non entretien de cette bande de terrain et de la cette fameuse plante. L’association « Entre mer et étang – Sète Environnement », a donc mobilisé (fin avril et début mai) pendant deux jours des bénévoles pour faire…ce que l'aménageur ne faisait pas, et ce que les Ecologistes de l’Euzière, ou encore le Préfet ou la Ville ne réclamaient pas. Tout en saisissant les-dites instances préfectorales et publiques. Jusqu'à ce qu'une société privée intervient enfin. A la charge de l'aménageur ?
On l'espère, car ce n'est pas au contribuable sétois, même à travers une collectivité publique, de se substituer aux obligations de ce dernier.
Tout comme il n'est pas normal que des citoyens prennent sur leur temps pour entretenir ce que d'autres doivent faire. Un contrat d'aménagement doit être respecté, tant par le privé que par la collectivité publique. Rappelons au passage que pour moi, le contrat d'aménagement de cette zone de Villeroy aurait dû imposer un véritable aménagement en éco-quartier, avec recours à l'énergie solaire.
Reste une fois encore aussi à noter qu'il est bien beau de proclamer des arrêtés de protection ou de sauvegarde…si les pouvoirs publics ne s'inquiètent pas de leurs respects et applications. Et si aux éco-citoyens s'associaient enfin vraiment dans la pratique les éco-politiques ?!
Autrement juste un petit geste...via le blog. Certains d'entre vous ont souvent recours au serveur de recherche "Google" pour trouver bon nombre d'informations sur le Net. Préférez désormais la version écol-citoyenne "Eco-free" pour les écrans d'orinateurs classiques. C'est exactement le même moteur mais avec un fond d'écran noir qui consomme moins de watt/heure. Voilà entre autre aussi les raisons du changement de fond d'écran désormais de mon blog.
10:15 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02.05.2008
ça sent le réchauffé!
« La politique n'est pas une affaire de sentiments, c'est un rapport froid. »Georges Frêche, président de Région Languedoc-Roussillon et président de l’Agglomération de Montpellier a raison quand il déclare cela à la presse (Voir Midi Libre du 2 mai). Même si j’estime à titre personnel qu’il faut aussi y mettre du sentiment et de l’humain. Mais je ne doute pas qu’il en mette aussi parfois quand même.
Mais si l’on veut rester dans le « rapport froid », il faut toujours donc prendre des décisions en fonction des éléments tangibles d’un dossier. Comme par exemple sur le projet de fusion cher à Georges Frêche entre son Agglo et celle de Sète-Bassin de Thau.
«« Pourquoi je veux faire cette grande agglo ? Simplement pour continuer à ne pas augmenter les impôts et j'ai besoin d'argent pour développer le port de Sète, réaliser l'assainissement de l'étang de Thau et de l'Or et financer la 3e ligne de tramway à Montpellier. Si j'arrive à dépasser la barre des 500 000 habitants et à passer en communauté urbaine, j'ai 60 % de recettes en plus.» Mais désormais, Georges Frêche veut également rassurer. En cas de réussite du projet, il promet « sur l'honneur, de prendre immédiatement une délibération excluant la compétence du droit du sol. Je ne tiens pas à mettre la main sur le plan local d'urbanisme des communes. Je m'en fous. L'urbanisme, c'est le rôle du maire. » (Extrait de Midi Libre du 2 mai)
Voilà donc, avec cette nouvelle déclaration une certitude : alors que certains pendant la dernière campagne municipale nous assuraient qu’il n’était pas question de Communauté Urbaine mais d’une Super-Agglo…et que le droit du sol ne pouvait être supprimé aux maires, Georges Frêche lui-même confirme ce que nous annoncions : Oui le but visé à terme est une Communauté Urbaine. Oui dans ce cas le droit du sol est perdu pour les maires. Sauf si il y a discussion d’égal à égal et accord écrit avant. Noir sur blanc.
Restons encore dans les rapports froids : ainsi donc la « grande agglo » aurait besoin d’argent pour…le port de Sète ?! Mais ce port n’est-il pas géré par…la Région Languedoc-Roussillon ?! Quel rapport donc entre les rentrées financières de l’Agglo et…les investissements de la Région ?
Il est vraiment nécessaire messieurs les décideurs d’avoir quelques éclaircissements et assurances avant de signer un blanc-seing. Monsieur Frêche, merci donc de présenter un carnet de route de ces investissements de la Grande Agglo...sur notre port.
Je terminerai par les « menaces politiques » exprimées par Georges Frêche sur l’avenir de Pierre Bouldoire, mais aussi les projets sur sa commune frontignanaise susceptibles d’être financés par la Région. Maniant Carotte (élection à la députation et vice-présidence puis présidence du Conseil Général promises à Bouldoire) et bâton.
Ainsi donc Georges Frêche menacerait avec une institution qu’il préside (la Région)…pour faire avancer les projets d’une autre qu’il préside aussi (l’Agglo de Montpellier) ? Et l’intérêt général dans tout ça ? Et le dialogue démocratique ? Et le combat d’idées pour convaincre ?
Il est navrant que certains politiques en viennent à des méthodes qu’ils dénonçaient lorsqu’elles étaient pratiquées par d’autres. Et en oublient les fondements de la démocratie.
19:25 Publié dans Agglo | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note


