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27.06.2008

Ainsi soit-il!

Ainsi donc le FC Sète a été repêché in extremis et en appel par la DNCG hier soir. Il jouera toujours en National la saison prochaine et ne sera donc pas rétrogradé.
Faut-il pour autant s'en féliciter?
Oui si l'on pense aux joueurs, dirigeants et autres qui se sont battus toute la saison durant pour viser la montée d'abord, puis conserver à défaut leur rang en cette division honorable.
Non, si l'on pense au prix de ce maintien. Je le répète, mieux valait repartir comme préconisé de bases plus solides en division inférieure, et arrêter que notre "grenouille" veuille se faire plus grosse que le boeuf. C'était aussi l'occasion de reposer les fondations d'une réflexion sur le sport de haut niveau à l'échelon de sète, mais plus largement du Bassin de Thau. Aprés tout, l'agglomération Montpelliéraine a intégré elle depuis longtemps cet axe de réflexion.
Reste aussi à savoir les réelles explications de ce trou...
Quant à celles et ceux qui semblent vouloir entamer des procés sur divers comptes d'associations, je le répète, je suis pour la transparence la plus totale de toutes les associations qui reçoivent des subventions publiques !
Et m'étonne aussi qu'ils ne fassent pas les mêmes procés d'intentions à d'autres qui traînent des déficits en passant de présidence en présidence...Tout en me gardant bien de mettre en doute l'honnêteté des dirigeants concernés. Les comptes, à condition de les avoirs un jour...parleront d'eux-mêmes. Et les responsabilités, humaines, conjoncturelles ou autres seront alors définies.

25.06.2008

Garder le blanc pur

La passion est belle quand elle fait avancer les choses et pousse vers l’avant.
Mais elle est parfois mauvaise conseillère. Comme quand elle transforme ce qui ne doit être et rester qu’un affrontement amical, qu’un jeu en guerre. Quand elle livre à la vindicte populaire l’un des deux adversaires.
Dimanche, lors du premier tournoi de joutes poids-lourds de la saison dans les eaux sétoises, le vainqueur désigné après décision arbitrale du jury, Aurélien Evangelisti, a été conspué par certains. Jusqu’à se faire prendre à partie verbalement et presque physiquement.
Et sur quelles bases ?
Aujourd’hui, les joutes vont vite. Très vite. Elles sont de plus en plus physiques. De plus en plus engagées. Et comme toujours, il y a des jouteurs qui respectent les règles. D’autres qui jouent avec. Combien des lances courtes cachées sciemment du jury en remontant le long du canal ont causé la perte d’honorables jouteurs ? Combien de coups de pavois volontaires ont parfois échappé à ce même jury ? Un jury qui a bien du mérite parfois, sans vidéo ni ralenti, à trancher dans le vif.
Dimanche le jury a pris une décision. En son âme et conscience. Désignant l’un des deux grands champions en lice (Claude Massias et Aurélien Evangesliti) comme le vainqueur du jour. Il faut en respecter le choix. Ou en cas de désaccord, s’en expliquer calmement autour d’un verre avec le-dit jury. Et non en venir au main ou transformer un désaccord en corps à corps.
Et de grâce, arrêtons de tirer sur un vainqueur, qui comme les autres, est monté sur la tintaine avec l’objectif de vaincre. De porter haut son blanc et son pavois. Et qui en plus avait choisi de dédier sa victoire à l’un de ceux qui l’on fait : son père, disparu cet hiver. Comme quoi, il y a bien plus important que la victoire de tel ou tel : le respect de l’être humain.

19.06.2008

Envers...et blancs ?

Un trou. Un gouffre. Un abyme. Que dis-je…un puit sans fond !
L’affaire du FC Sète (ou plutôt la nouvelle affaire du FC Sète) qui se découvre soudain, une fois la campagne municipale passé, par le biais de son président sortant (et nouvel adjoint au maire) un déficit abyssal doit nous faire poser le rôle même d’une Municipalité.
Ce nième déficit met d’abord en avant le manque de transparence municipal et de l’ex-président du FC Sète : tout va bien dans un premier temps (période électorale), puis une fois élu aux côtés du maire actuel, et sentant venir le vent de la rétrogradation par les instances financières footballistique, il avoue un trou de 300.000 €. Avant que l’on ne s’aperçoive aujourd’hui que le trou est en fait de prés de trois fois plus !
Ensuite le peu de contrôle exercé par les Municipalités diverses sur le budget du principal dévoreur d’argent public parmi nos clubs sportifs. A moins qu’il ne s’agisse de complicité silencieuse pré-électorale ?
Faut-il donc faire payer une nouvelle fois, comme déjà plusieurs fois par le passé aux lendemains de gestions « particulières » (Besson et Brès notamment), aux contribuables sétois l’addition des plus salées ?
Non. Ça suffit !
D’abord, que les véritables comptes soient publiés sur les trois dernières années.
Que l’ex-président Anfosso et l’adjoint aux Finances de la Ville nous expliquent la réalité des « dettes antérieures » qui sont données aujourd’hui comme premières explications.
Et si ces dettes existaient, pourquoi alors une politique inflationniste de salaires, charges et primes a été menées…sur un budget éventuel de remontée en Ligue 2 !?
Pourquoi enfin la Ville rachète des biens propres déclarés inaliénables…offerts gratuitement jadis à la société d’économie mixte, au lieu de simplement refaire une donation en sens inverse ? Ou simplement annuler l’acte passé jadis ?!

Je propose tout bonnement d’accepter la rétrogradation du club en CFA, prononcée par la DNCG (Direction Nationale de Contrôle de Gestion). Et de repartir ainsi sur des bases plus saines financièrement. Tant pis pour les ambitions sportives. Elles se reconstruiront elles aussi sur le terrain de l’envie et de la formation interne. Et permettront de consacrer ainsi de l'argent au quotidien des sétoises et des sétois, à leurs rues, ne pas augmenter leurs impôts...
A moins que cela aussi ne puisse permettre d’éviter de ponctionner le budget municipal ! Dans ce cas là, ne vaudra-t-il pas mieux déposer le bilan ?

08.06.2008

Des citoyens vigilants

Qu'allions-nous faire aux lendemains des élections municipales de mars dernier?

Tout d'abord respecter le choix majoritaire et laisser, c'est normal, à la "nouvelle" équipe le temps de se mettre au travail. Mais rester aussi des citoyens vigilants. Car quel que soit le choix majoritaire d'électeurs, un mandat électoral n’est pas un chèque en blanc.

Sollicitée au lendemain de notre résultat du premier tour des élections (prés de 1.600 voix en notre faveur pour une première participation) par bon nombre de gens pour continuer notre action de réflexion citoyenne, notre liste « Sète à Vous…Maintenant ! » avait décidé de se constituer en association.
Mais avant tout, comme nous l'avions déjà fait en préambule au dépôt de notre liste, mais aussi avant le premier tour des municipales, et dans le droit fil de notre philosophie fédératrice citoyenne, au-delà des barrières partisanes et en dehors des diktats de partis politiques, nous nous sommes à nouveau rapproché de l’association Sétois avant Tout, qui avait porté une autre liste en dehors des partis, la liste "J'aime Sète!".
Cette dernière, à la majorité de ses adhérents lors de sa dernière assemblée générale, a entériné un rapprochement avec nous, qui débouche aujourd’hui sur la création de

cette nouvelle association, FORCE CITOYENNE.

J'aurais l'honneur de la présider pour les deux premières années à venir, en tant que personnalité non encartée de la société civile. Les deux vice-présidents seront Anne-Marie Fornet, qui avait été désignée comme porte-parole dans le cadre de cette création par l'association "Sétois avant Tout" et ex-liste "J'aime Sète!" (Guy Virducci son leader souhaitant pour l'instant prendre un peu de recul), prochainement conseillère régionale UMP en remplaçant de Jacques Domergue, et Grégory Namiech, ex-cadre du Parti Socialiste, qui était mon directeur de campagne.
Cette nouvelle association fédératrice a été présenté hier samedi 7 juin, en conférence de presse, devant une trentaine de membres du Conseil d’Administration et d’ adhérents présents.

Dans les prochains jours,
un site internet www.forcecitoyenne.fr
verra le jour pour présenter cette association dont le but est d’abord
d’être une présence citoyenne indépendante de tout parti afin de veiller à la préservation de l’intérêt général des habitants sétois. Elle se veut une force d’opposition constructive et non systématique.

C’est ainsi que dans la foulée de sa création, FORCE CITOYENNE s’est félicité du changement d’attitude du maire de Sète, François Commeinhes, qui prêchait la fusion avec l’Agglomération de Montpellier lors de la dernière campagne des Municipales, soucieux aujourd’hui d’avoir d’abord des dossiers concrets pour entamer de véritables discussions. Heureusement qu’en 2006 sa proposition de fusion avait été rejetée d’une voix en conseil d’Agglomération Sète-Bassin de Thau ! Il n’y avait pas de dossiers concrets à l’époque.

Par ailleurs, FORCE CITOYENNE souhaite la publication aux citoyens des trois derniers budgets du club de football du FC Sète, afin de comprendre le trou de prés de 300.000 € annoncé aujourd’hui par son président…alors qu’il y a trois mois tout allait bien dans le meilleur des mondes. La Ville étant sollicitée au titre de son implication dans la gestion du club et du partenariat public, il est normal que le contribuable sétois connaisse les raisons de ce déficit et les impacts éventuels sur le budget ou le patrimoine de la Ville.

De même, FORCE CITOYENNE demande la publication aux citoyens des trois derniers budgets du Musée International des Arts Modestes, en s’étonnant que le budget annuel alloué directement et indirectement par la Ville à l’association qui le gère (prés de 180.000 €), deuxième budget culturel associatif sétois, ne débouche que sur une seule exposition annuelle.
Et nous proposons à la Ville d’établir désormais des conventions écrites partenariales avec les associations, et d’exercer un contrôle régulier des utilisations des subventions publiques.
Ceci bien sûr dans l’intérêt et de la collectivité publique et de ses contribuables, mais aussi des structures associatives elles-mêmes.

Dans les prochains jours, toutes celles et tous ceux qui souhaiteront nous rejoindre en dehors du cadre des partis, tout en conservant leur sensibilité (en dehors de tout extrémisme), pourront travailler au sein de commission.
Et apporter ainsi leur pierre à l'avenir de Sète et à sa préservation, dans un juste équilibre.

03.06.2008

Du concret...et de la démocratie

Nous y voilà enfin.
Georges Frêche, président de l’Agglomération de Montpellier, a décidé de consulter en vue d’une fusion éventuelle avec les communautés du Bassin de Thau Nord et Sud.
Et de convaincre plutôt que de passer en force. Avec de vrais projets à l’appui.
Comme ce projet d’extension de la ligne 2 du tramway jusqu'à... Poussan et Balaruc, concernant ainsi les deux Communautés de Communes et d'Agglo de Mèze et de Sète. Le long de l'ancienne voie. La voie de la sagesse donc, prônée notamment par notre liste citoyenne « Sète à Vous…Maintenant ! » lors des dernières Municipales, semble l’emporter. Contraint et forcée peut-être, mais saluons le président Frêche pour ce retour aux sources de la démocratie.
Pour continuer dans le concret, il faut maintenant chiffrer précisément ce projet d’extension jusqu’à Balaruc, Poussan…et pourquoi pas demain Mèze. Préciser les impacts éventuels sur le budget d’une grande Agglo Sète-Méze-Montpellier (on parle de 115 millions d’euros HT), sur les impôts des contribuables, sur les avantages environnementaux…Autant d’impacts positifs ou négatifs qui permettront ensuite un vrai choix de société. Auquel d’ailleurs je ne suis pas opposé : le tramway est une solution d’environnement durable qui doit contribuer à minimiser l’utilisation de la voiture polluante (y compris dans son flux).

Par ailleurs, Georges Frêche s’engage sur l’honneur à ne pas passer en communauté urbaine (mais donc en Grande Agglo…en sachant qu’à moins de 500.000 habitants il ne peut de toutes façons passer en C.U., et comme certains refusent !), et à laisser aux communes le soin de conserver l'attribution des permis de construire. Une bonne chose dans le cas d’une fusion. Mais les promesses rendant les enfants heureux…allons au bout du bonheur pour les grands enfants contribuables et citoyens que nous sommes : que cette promesse soit couchée par écrit dans l’acte de naissance, si cela doit être, de naissance d’une Grande Agglo.

02.06.2008

Chronique d’une mort annoncée

Derrière le titre de ce formidable livre de Gabriel Garcia Marquez, une triste réalité économique. Sous couvert de défendre notre pouvoir d’achat, voici donc que le Président de la République et le Gouvernement veulent multiplier les grandes surfaces et autres hyper-, super- ou je ne sais quoi encore d’extra-marchés ! Pour faire jouer la concurrence à tout va, faire ainsi baisser les prix et soulager notre porte-monnaie de quelques centimes d’euros.
Ce ne sera en fait qu’une bombe fiscale à retardement.
En effet, croyez-vous que les dites « grandes surfaces » rogneront sur leurs marges ?
Que nenni.
Elles accentueront leurs procédés actuels : rogner sur les marges et les bénéfices des producteurs. A commencer par nos agriculteurs, vignerons, pêcheurs et autres petites gens. Sous prétexte de la concurrence internationale. Les faisant même vendre à perte par moment pour les débarrasser en urgence d’une production périssable (pour le consommable) menacée de non-vente.
Et croyez-vous que ces professions vont mourir en silence ? Que nenni encore ! Elles se tourneront vers le Gouvernement pour obtenir des bouffées d’oxygène financières. A la charge…des contribuables encore.
Par ailleurs, c’est la qualité des produits qui souffrira aussi de cette course aux prix bas : on mettra plus de ceci…au détriment de cela. Ou l’inverse. Et tant pis pour les conséquences sur la santé à long terme des consommateurs.
Pendant ce temps là, les grandes surfaces surferont sur de confortables marges, les patrons du CAC 40 sur des stock-options…et nous sur les crédits !
Et le petit commerce local ? Il sera lui aussi à porter bientôt au rang des « ci-gît… ».
Le problème n’est-il pas ailleurs ? Et si on commençait, pour soulager le pouvoir d’achat des gens, par rendre les impositions fiscales indirectes plus en rapport avec les revenus ?
On en revient par exemple au problème actuel du carburant : payé par tous pour le même usage vital…mais avec des revenus différents.
Oui, je suis favorable à un carburant détaxé, à un développement d’autres formes de transports…mais au retour d’une vignette voiture imposant fortement les grosses cylindrées (et interdiction des modèles polluants !) et plus faiblement les petites. Au prorata de l’avis d’imposition fiscale.
Le juste équilibre…vital, non ?

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