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28 décembre 2008

Cultivons aussi… l’être !

Comme de coutume (il faut dire que l'ex-directeur de communication et nouveau directeur de cabinet de la Ville de Sète produit de bonnes idées régulièrement), la campagne de vœux du maire de Sète (et de son équipe par la même occasion, supposons le aussi…) pour la nouvelle année 2009 est plutôt une belle réussite. Tant au niveau du slogan que du visuel. Les sétoises et les sétois, mais aussi tous les visiteurs venant en Ile Singulière pour les fêtes ont tout le loisir de l’apprécier…jusqu’au 31 janvier prochain au moins.

« Cultivons nos talents ! » met en exergue nos talents passés et actuels dans les domaines culturels et sportifs…Ou quelques-uns des principaux. Belle idée qui montre d’une part le patrimoine dont nous pouvons et devons être fiers, d’autre part ce qu’il doit nous inspirer pour cultiver une politique dans ces domaines. Certaines actions municipales sont d’ailleurs à saluer.

Il est par contre une propension à la surenchère de la communication qui me gêne : depuis les vœux de 2007, la municipalité sétoise semble réserver un important budget de communication pour afficher son maire et ses vœux dés la mi-décembre et pendant un mois et demi dans de grands panneaux d’affichage mais aussi une campagne presse impressionnante. Loin des simples parutions presse d’antan. Les vœux de 2008 avaient quelque peu échappé à cette dérive, règle de financement de la campagne municipale oblige.

Je trouve qu’à vouloir cultiver nos talents, loin des artifices de la communication à tout va, on pourrait économiser quelques dizaines de milliers d’euros pour en faire bénéficier quelques associations sportives ou culturelles, ou quelques opérations plus sur le terrain du concret et du vécu. Car certains services municipaux dans les domaines concernés ont vu leur budget pour « cultiver les talents » fondre singulièrement ces dernières années…au profit du service communication. Loin de moi l’idée de supprimer les vœux affichés en grand aux quatre coins de notre ville…Mais peut-être de revoir un peu la voilure à l’utilisation rationnelle juste.

Pourquoi ne pas s’inspirer aussi de notre voisine montpelliéraine qui vient de remplacer ses vœux municipaux traditionnels en grande pompe…au profit d’un plus simple, sincère et confraternel vin chaud citoyen offert à la population.
N’est-on pas en train de privilégier un peu trop le paraître ? La question mérite d’être posée.

19 décembre 2008

Gestion indigeste ?

La Chambre de Commerce de Sète vient d’être placée sous tutelle financière par le Préfet de l’Hérault.
Nous sommes loin des promesses de relance et des cent et quelques propositions que s’engageait à réaliser le candidat devenu président, chef d’entreprise réputé par ailleurs et à la réussite exemplaire.
Il faut lui reconnaître à décharge qu’entretemps, après que son prédécesseur ait commencé à redresser singulièrement l’état des finances qu’avait laissé un autre président précédent, le port a été pris en main par la Région. D’aucuns vous diront que ce sont des recettes en moins pour la CCI. D’autres pourraient rétorquer que ce sont aussi des dépenses en moins.
Mais il est une chose qui me rend perplexe :
alors que le port est en situation économique des plus fragiles, et que ses recettes vous sont ôtées au profit d’autres institutions, au lieu de réduire la voilure, il semblerait que les dépenses de certains postes n’aient pas été réduites.
Il faut espérer que certains recrutements à près de 4.000 € par mois (primes et frais divers avec) et certaines « missions » (dont en terre marocaine) , ou certains déplacements servent à la relance de l’activité consulaire, et par delà même du commerce sétois. Les chiffres, hélas, semblent prouver pour l’heure le contraire…

De là à s’interroger sur l’opportunité de recrutements ou de missions à l’étranger…
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en ce qui me concerne, si on m’annonçait que j’allais gagner moins d’argent, je me pencherais avec attention sur mon budget dépense pour le mettre en rapport avec mes rentrées…Du bon sens quoi en quelque sorte !

15:06 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1)

03 décembre 2008

PRI en la demeure ?

J’ai assisté hier soir, en auditeur libre, mais aussi en tant qu’ex-habitant du Quartier des 4 Ponts, à la réunion organisée à la demande du Comité de Quartier sur le Plan de Rénovation Immobilière. L’occasion d’entendre la SA Elit, par l’intermédiaire d’un de ses techniciens mais aussi de son président le maire de Sète, expliquer le Plan de Rénovation Immobilière. (PRI).
Un PRI lancé à juste titre par la Municipalité en 2003 pour cette entrée Sud-Est de Sète. Dans ces quartiers, anciens prolongements de l’activité économico-portuaire, aujourd’hui trop d’immeubles vétustes, de logements insalubres…ou en attente d’une réhabilitation minimale.
On ne peut donc que saluer la démarche. Surtout qu’elle intègre dans le nombre de logements reconstruits 25% de loyers conventionnés, permettant ainsi à des populations peu aisées de rester habiter dans ces quartiers.

Il est par contre quelques problématiques qui m’interpellent. Et qui n’ont pas trouvé de réponses claires de la part de la SA Elit et de son maire-président face aux questions posées par les auditeurs :
• Toutes les personnes relogées temporairement en appartement « tiroirs » le temps de l’opération de reconstruction sont-elles ensuite prioritaires pour l’attribution des nouveaux appartements ?

• Sont-elles bien relogées à l’identique (tout au moins en nombre de pièces de vie) ? Sur ce point, posé de manière générale par l’une des personne concernée (Jacques Vié, commerçant locataire et vice-président de l’association « Cette évolution » qui regroupe des locataires et propriétaires du quartier) la seule réponse du maire-président a été : « Nous ne parlerons pas ici de cas personnel. Nous vous avons répondu par lettre recommandée ! »

• Les revenus des locataires sont-ils pris en compte pour ne pas les plomber avec des revalorisations de loyers au-dessus de leurs moyens, lorsqu’ils réintègrent les nouveaux appartements ? Dans le cas contraire, ce serait une manière indirecte de contraindre finalement les plus « justes » financièrement à quitter les appartements…et à les laisser libre pour une autre clientèle, plus aisées !

• Enfin la prise en compte du besoin du quartier en espaces de vie, de jeux et verts : aucune précision à ce jour. Et ce alors qu’une résidente du quartier du quartier Quai d’Orient-Avenue du Maréchal Juin est venue dénoncer la « bétonisation » et froideur de ce quartier…

S’il semble plus logique de travailler avec des promoteurs privés pour mener à bien ces opérations, il appartient cependant au maire-président de la SA Elit de veiller à ce que le PRI ne leur serve en aucun cas de moyen de spéculation immobilière. Il est peut-être bon, devant l’absence de certaines réponses, de rappeler que la lutte contre les marchands de sommeil fait aussi partie des objectifs du PRI. Ceux qui louent des logements insalubres…comme ceux qui chassent les plus démunis pour récupérer du mètre carré à revendre ou à relouer.

15:26 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)