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25 mars 2009

Mon Petit Nicolas…

Licencier des salariés alors que les sociétés font des bénéfices, qu’elles ont empoché des aides de l’Etat et que leurs dirigeants se versent des stock-options, « ce n’est pas raisonnable ! Ce n'est pas honnête ! » pour reprendre tes propos d’hier soir en meeting. Je suis d’accord avec toi…Pas gentils ces mauvais patrons-ci ! Tu parles bien. Comme un grand.

Mais, mon petit Nicolas, menacer de prendre des sanctions pour la nième fois, promettre une loi pour lutter contre tout cela pour la nième fois…ressemble aux jeux d’un petit écolier dans la cour de l’école : « Moi quand je serai grand…je ferai ça ! »

Grandis, mon petit ! Deviens un véritable professeur des écoles : après avoir prévenu et fait de la pédagogie, sanctionne, tape sur les doigts ! Fais toi respecter. Exige le remboursement des aides de l’Etat, le remboursement des stock-options…et fais passer cette loi que tu promets depuis maintenant deux ans !
N’entends-tu pas la colère qui monte ?

09:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9)

Commentaires

Bonjour,
Il n'y a aucune surprise.Sarkozy est le défenseur de l'ultra libéralisme et du capitalisme forcené, et sa volonté de moraliser le capitalisme est un non sens.
Comment moraliser un systéme qui est basé sur le profit?
Le systeme se mord la queue,a force d'en vouloir tellement on en arrive à ne plus en avoir jamais assez.
Le patron de Valéo qui laisse des familles entiéres sur le carreau s'en va avec quelques 5000 Smics: 2 années de salaires dans cette même boite!!!
Alors que peut attendre de tout ça?

Écrit par : frank | 25 mars 2009

C-o-m-m-u-n-i-c-a-t-i-o-n !!!
C'est le maître mot.
Les discours, les menaces, la "pédagogie", la démagogie ne sont là que pour satisfaire les quelques personnes qui se lèvent tôt et qui croient encore en lui...
Ce qui a pu marcher pendant la campagne ne marche plus aujourd'hui...
Personne n'est dupe.

Non, il ne l'entend pas la colère qui monte le petit Nicolas. Il ne veut pas l'entendre. Car le petit Nicolas, dans sa cour de récré avec ses amis à Rolex, il joue.
Il joue avec notre patience, notre énergie et nos espoirs. Il croit qu'il les tient.
Il se trompe. Je l'espère...

Écrit par : Emma | 25 mars 2009

Ce qui est le plus terrible c'est quand même les 3000 chômeurs par jour que la FRANCE PRODUIT, telle est la réalité où tant de besoins mondiaux sont à satisfaire dans de nombreux domaines, lutte contre la faim, la guerre, lutte contre les pandémies, etc...

Comment peut-on comprendre ce monde, où sont passés tous les milliards accumulés par les financiers, les holdings et autres...

Personne ne répond, alors comme vous dites le petit NICOLAS restera PETIT et pendant ce temps des milliers de familles sont à la rue!

Nous espérions certainement autre chose du 21ème siècle, je pense.

Écrit par : max | 25 mars 2009

Il y a tout de même une maniére de mettre en pratique ses discours, imposer à 90% les stocks et les bonnus pour les sociétes qui ont reçues une aide de l'état.
Obama l'a fait voila la différence avec le petit Nico Mr paroles.
Pour le PDG de valeo c est un peu degoutant de le mettre au pilori. Ce type est patron de Valeo depuis plus de 20 ans avec une croissanec de l'entreprise énorme. Même si les sommes sont énormes elles sont actées par un conseil d administration de copains.
Voila un autre axe pour le petit nicolas imposer les représentant du personnel au CA et dans la commission de renumeration des entreprises. Qu en pensez vous?

Écrit par : anne | 29 mars 2009

ça y est : le petit Nicolas a pris...3 cm. Un décret va interdire les stock-options pour les entreprises aidées par l'Etat...mais jusqu'en 2010! Et pourquoi ne pas en faire une règle incontournable et définitive?! Le problème se reposera aprés 2010, ne nous leurrons pas! Finalement...il n'a pas grandi encore!

Écrit par : Philippe Sans | 30 mars 2009

j aurais aimé connaitre votre position sur mes deux interrogations
A) Imposer les stocks à 90% (je vous rappelle que les stocks ont été inventées par les modelsho^ps américains de la sillicone valley pour attirer les cerveaux dans leurs entreprises en leur proposant de travailler à moindre coût avec l espérance de gains futurs. Hélas ce phénoméne à été vamparisé par les grosses entreprises)
B) Participation des représentants des travailleurs au conseil d administration et au conseil de remunération des entreprises

Écrit par : anne | 31 mars 2009

Bjr Anne,
A) je suis partisan soit de la suppression totale des stock-options, qui accentuent le "jeu" boursier avec les conséquences que l'on connait : le détenteur n'a qu'un but alors, que de la valeur soit prise, au détriment de l'équilibre de l'entreprise.
Soit effectivement d'une forte taxation.
B) je suis favorable à la participation de salariés au CA (mais il y en a dans certaines) et au conseil de rémunération.
Je suis aussi partisan d'une "légalisation" des redistributions des bénéfices. Intégrant la part à réserver à la trésorerie de l'entreprise, aux investissements pour activité et développement, puis la part à redistribuer aux salariés (qui ont fourni le travail), aux dirigeants et aux actionnaires. Afin d'éviter les dérives actuelles : des entreprises aux bénéfices en milliards profitant aux dirigeants et aux actionnaires...mais qui licencient.

Écrit par : Philippe Sans | 01 avril 2009

Je crois que les stocks options au départ ont permis à de jeunes sociétés d'exister et de se développer en proposant aux premiers salariés un intéressement au résultat futur, en travaillant beaucoup (souvent plus de 60h) et en gagnant peu au départ.
Il est normal que les efforts fournis, l'investissement personnel et la prise de risque soient récompensés.
Depuis les choses ont dérivé et on voit des patrons et cadres peu scrupuleux s'octroyer les fameux parachutes dorés alors que les résultats de leur entreprise ne sont plus au rendez vous.
Je suis partisane de moduler une fiscalité des stocks options qui pourrait aller jusqu'à 100% en fonction des licenciements.
En effet une entreprise ne peut s'isoler de son environnement économique et est responsable au même titre que chacun d'entre nous face à la société qui l'entoure. Les entreprises aujourd'hui n'ont plus le droit de faire l'économie de la prise en compte du capital humain et du déséquilibre social que créent des licenciements.

Écrit par : Marion Devineau | 04 avril 2009

Je partage cette analyse et cette vision.

Écrit par : Philippe Sans | 04 avril 2009

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