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25 juillet 2009

Le bon sens politique

Cette semaine, les élus du Nord du Bassin de Thau ont donc choisi : à une voix de majorité, ils préfèrent s’unir d’abord avec les communes du Sud et de l’Est de ce même bassin géographique et économique (et donc à la Communauté de Communes du Bassin de Thau, avec Sète et Frontignan), plutôt que de courir à bride abattue vers la mégapole montpelliéraine.

La décision est des plus logiques. Elle est même d’un certain bon sens politique. Elle devrait enfin permettre une véritable réflexion et action unitaires pour cette entité qu’est notre Bassin de Thau. Et aurait dû être initiée depuis longtemps déjà par les deux communautés. Si l’intérêt politicien n’avait pas pris le pas sur l’intérêt politique…Il est même temps d'arrêter ce mille-feuille territorial qui avait consisté à créer une structure supplémentaire, entre les deux communautés, le Syndicat Mixte!

Aujourd’hui, ceux qui avaient refusé cette union naturelle ont voulu jouer les apprentis-sorciers avec une marche forcée contre-nature. Contre quelques promesses de vice-présidence…

 

La décision courageuse des élus du pourtour du Bassin de Thau d’enfin se tendre la main et siéger ensemble dans un proche avenir a hérissé le poil d’Yves Piétrasanta, l’ex-maire de Mèze, par ailleurs président de la Communauté de Commune du Nord du Bassin de Thau et…vice-président de Georges Frêche à la Région. Georges Frêche par ailleurs lui-même président de l’agglomération de Montpellier. Yves Piétrasanta dénonçait après le vote des pressions qui auraient conduit des élus à changer d’idée.

J’ai beaucoup de respect pour Yves Piétrasanta. Et pour son idéal écologiste de la première heure.

Mais comment justifie-t-il les pressions fortes, à coup de promesses de piscine ici, de subventions là…exercées en sens inverse par les proches de Georges Frêche ces derniers-mois pour faire voter en faveur d’une intégration au sein de l’Agglo de Montpellier ? Soyons donc respectueux de certains votes effectués (on peut toujours l’espérer…) en fonction d’un intérêt général politique plus que politicien.

Car je le répète à trop vouloir devenir bœuf, et surtout trop vite, une grenouille jadis y a laissé la vie. Et je ne parle pas du bœuf emblème de la ville de Mèze…

16:57 Publié dans Agglo | Lien permanent | Commentaires (26)

Commentaires

Je pense que ce qu'il y a de plus important à retenir c'est la façon de travailler de BOULDOIRE :
- S'investir sur les dossiers et bien les connaître
- Concevoir des projets simples et réalistes
- Ouvrir les débats, sans rien imposer, en particulier laisser ses opposants s'exprimer autant qu'ils le souhaitent
- Savoir se montrer comme étant avant tout un homme de conviction qui ne s'aligne pas pour protégéer sa carrière politique, qui rappelle lors de la dernière réunion d'agglo que "les élus passeront, mais les structures qu'ils auront mises en place, resteront", et qui n'en est pas moins un fin politique.

Écrit par : Michel BOUCHET | 25 juillet 2009

Bouldoire une vrai girouette oui

Écrit par : joseph Pas | 26 juillet 2009

Ils sont nombreux à avoir changé d'avis...Certains même continuent de tourner encore. Changement d'avis souvent par calcul politicien...Mais au-delà de cela je rejoins l'avis plus général de Michel Bouchet : soyons plutôt satisfaits de l'avancement du dossier d'une véritable agglo du Bassin de Thau, et de la manière dont elle se met en place avec un véritable travail de fond. Ce qui, force est de la reconnaître, n'avait jamais été produit encore du côté de l'agglo de Sète. Cette façon de travailler est celle sur laquelle doit, en partie, s'asseoir toute action politique.

Écrit par : Philippe Sans | 27 juillet 2009

En approfondissant le SCOT et en le mettant en musique avec les budgets réels des 2 agglos (CABT + CCNBT), Boudoire devrait nous tenir en haleine jusqu'au début 2010 !
Il sera intéressant de voir parallèlement ce qui sera sorti côté UMP du projet de fusion avec Hérault-Méditérannée et plus si affinités...

Écrit par : Michel BOUCHET | 28 juillet 2009

Vraisemblablement le préfet ne va pas prendre de décision en faveur de l’élargissement de la CAM.
L’objectif doit être d’aller vers une communauté d’agglomération de l’étang de Thau, communauté qui aurait véritablement du sens avec une cohérence géographique issue de l’existence de cet étang. Au delà des enjeux classiques pour une communauté d’agglo : développement économique, gestion de l’espace, protection de l’environnement, services aux usagers, cette intercommunalité devra s’atteler vraisemblablement à la défense de cet étang pour lequel certains n’y voient qu’un lieu de développement touristique à tout va.
L’éventuel accrochage de cette agglo à celle d’Agde-Pézenas au motif qu’il faut être nombreux pour faire de l’intercommunalité, est tout sauf une bonne idée. Elle a été lancée, à des fins politiques, tout d’abord pour semer la zizanie entre les élus appelés à voter, ensuite pour coller à un découpage électoral redessiné dernièrement par le gouvernement.
Pourquoi cette course à toujours plus vaste ? Comment travailler ensemble si le territoire allait de Vic la Gardiole au nord de Pezenas ? Qu’aurions nous de commun ?
Restons à une taille d’agglomération raisonnable. Cela n’empêche pas de tisser des relations de partenariat (transports, port, culture, ……) avec les agglos voisines notamment la CAM. Le positionnement de la région montpélierraine à l’échelle de l’Europe par exemple mérite attention mais cela ne passe pas forcément par une fusion de communes et une perte d’identités locales comme celles du bassin de Thau.

Écrit par : Jacques MONTAGARD | 28 juillet 2009

A mon sens, le plus fort argument pour réaliser une fusion d'agglo raisonnable, c'est la capacité de coopération des élus.

Cette coopération des hommes sur des questions d'intercommunalité est encore jeune. Pour se consolider, il est nécessaire qu'elle ne s'ouvre que très progressivement comme avec la fusion CABT, CCNBT.

Une plus grande ouverture, sans une longue pratique d'actions en commun, ne peut être vécu que comme prise de pouvoir abusive, permettant aux plus forts de se servir.

Je pense tout principalement aux grandes entreprise du secteur de l'énergie qui débarquent à tout va, et qui s'ajoutent à tous ceux qu'on connait déjà...

En restant petit, on reste RELATIVEMENT uni, et on a plus de chances d'obtenir de meilleures compensations face à tous ces grands groupes qui ont besoin (a minima) de surface.

Écrit par : Michel BOUCHET | 28 juillet 2009

nous nous retrouvons tous trois dans cette vision pragmatique du territoire et des hommes. Seul petit bémol de ma part : une véritable agglo de Thau aurait été nécessaire d'emblée. Basée sur la cohésion territoriale. Mais l'antagonisme politicien et la nécessité pour certains d'être seul potentat local a joué en défaveur de la logique.
Quand certains mettent en avant la nécessité de réaliser un tramway (mode de transport "propre" et "d'environnement durable" entre Poussan, le Nord du bassin de Thau et Montpellier, le projet est des plus logique aussi territorialement et écologiquement parlant. Mais il peut trés bien se réaliser sur la base d'un accord entre deux agglomérations...

Écrit par : Philippe Sans | 28 juillet 2009

bonjour
En restant vigilant à ce que la construction du tramway ne soit pas le prétexte à plus d'urbanisation le long de son tracé.

Écrit par : marion devineau | 28 juillet 2009

Tout à fait d'accord marion. Voilà pourquoi je suis contre le fait de se jeter la tête la première, et les pieds et les poings liés, dans une super-agglo version communauté urbaine avec Montpellier en perdant ce que l'on appelle le droit du sol, comme c'est actuellement le cas dans ce type de grosse structure. En clair, les communes ne sont plus maîtres (ou maîtresses c'est au choix) de leurs permis de construire et de leur urbanisation...Je ne suis pas contre un transfert de cette compétence à une intercommunalité, mais seulement pour les secteurs "inter-urbains".

Écrit par : Philippe Sans | 29 juillet 2009

Village d irreductibles, avec un taux de chomage énorme et un pib des plus bas de France c est la réalité actuelle.
Ne faut il pas tenter autre chose devenir plus grand pour attirer l industrie.
Va t on devenir un village du troisième âge ou avons nous envie d avoir des projets pour nos enfants pour qu ils ne partent pas travailer en RP

Écrit par : ann | 29 juillet 2009

De quelle industrie voulez vous parler, ann ? Qu'est ce qui en ce moment empêche cette "industrie(?) de s'installer chez nous? Et quel est cet "autre chose" pour l'attirer qu'il faudrait tenter?
Pensez vous que le modèle de Paris et de sa banlieue soit le modèle que nous devons suivre?

Écrit par : marion devineau | 30 juillet 2009

Les entreprises qui viendront s'implanter dans notre région sont celles qui cherchent à profiter des avantages qu'offrent l'état ou l'Europe. Entrepises de la production d'énergies renouvelables, que j'ai déjà citées, ou entreprises liées à des grands projets projets comme la LGV Nîmes-Perpignan. Quels que soient les élus en place, elles ont déjà un pied ici et elles continueront à venir, parce qu'elles ont de l'argent à gagner et qu'elles n'auront pas besoin de créer beaucoup d'emplois.

Il y a ensuite les entrepises innovantes qui vont se créer dans la région, comme débouchés de la recherche en Languedoc-Roussillon. Là aussi pas beaucoup d'emplois à créer. Des risques de délocalisation probablement. Comme peu de jeunes veulent suivre des formations scientifiques et qu'il faut être capable de lever des capitaux importants pour réussir, on peut déjà redouter qu'il s'en créera trop peu, quelque soit l'argent qu'on y mette en infrastructure pour les accompagner, ça rique d'être un pagné percé!

Ces 2 types d'activitées ne vont pas ouvrir un avenir particulièrement "soustenable" pour nous habitants du pays de THAU.


En revanche notre tissu de petites et moyennes entreprises, ou de petites et moyennes propriétés, qui vivote et qui fait malgré tout vivoter notre région depuis des lustres, pourrait être d'ores et déjà repensé pour créer de la richesse locale et faire face à un prix de l'énergie qui va être multiplié par 3 et nécessitera de diviser par 2 ou 3 sa consommation d'énergie !

Nous devrions en particulier me semble-t-il favoriser la consommation locale de nos productions agricole locales, et même les développer en mettant en synergie tous les Agenda21 de la CABT et de la CCNBT et les autres agglos à vocation agricoles autour de Montpellier.

Parce que si je vous répète qu'on va multiplier par 3 le prix de toutes les énergies, c'est qu'on nous y prépare depuis longtemps : 5 augmentations de 15% suffisent à doubler un prix; 4 augmentations à 20% suffisent pour avoir le même résultat.

Écrit par : Michel BOUCHET | 30 juillet 2009

Et bien qu'elles viennent les entreprises profiter des mannes de la CE, aprés tout qui alimente le budget?.
La cohérence avec le bassin de thau pourquoi pas mais à quoi cela sert il à part de se faire plaisir.
Cette région manque de grosses entreprises ( allez voir le iste de l'Insee ) qui feront vivre mes PME/PMI .Je veux bien que l on bricole avec l agriculture mais ce qu'il manque c est du lourd qui attire d'autres entreprises. Ex Nice a crée Sophia Antiapolis qui essaime dans le coin quantité d'entreprise. Montpellier a un pole de recherche pharmaceutique pourquoi ne pas décentraliser la recherche sur Sète avec les modelshopps associés? pourquoi ne pas attirer la recherche sur les telecoms et l'énergie solaire avec le pole universitaire de Montpellier. il faut de la volonté et des projets et ne pas se cantonner à la cohérence géographique qui pour moi ne veut rien dire. Et surtout supprimer l aspect politique de toute association (c est un autre problème)ce sont les citoyens qui doivent choisir et non une bande de cooptée non élue

Écrit par : ann | 31 juillet 2009

Vous avez raison en disant qu'il manque du "lourd" sur le bassin de thau, mais cet état de fait résulte d'un plan politique construit et réalisé depuis les années 70(1970) par les gouvernements français d'une part mais aussi les gouvernances européennes, d'autre part.
Les orientations économiques ont privilégié le tourisme au détriment des secteurs agricoles et industriels.
Pensez-vous qu'un seul politique d'obédience libérale ou sociale-démocrate est vocation à remettre en cause ces orientations?
Certains désiraient voir disparaître Sud Fertilisant et Cie, alors je reste sceptique sur un changement de politique industrielle pour notre région, avant la crise nous vivions la crise!

Écrit par : max | 31 juillet 2009

Et vous voudriez le mettre où le nouveau "sophia antipolis" ? sur la gardiole?

Écrit par : marion devineau | 31 juillet 2009

pourquoi pas sur la gardiole cela serait peut être mieux que lafarge et sa pollution sans parler de sud fertilisant.
Voila un bon deal avec freche decentraliser la recherche pharmaceutique de montpellier à Sète.
On peut rester sceptique sur la politique industrielle des années 70, mais cela n'empeche pas de proposer et de pousser au changement de décision prise il y a 50ANS.
Que croyez vous que va faire Listel et ses hectares à perte de vue? Croyez vous qu'ils vont se contenter de fabriquer leur picrate?
Le ton est donné avec Villeroy. Le tourisme à son charme et son économie en dent de scie mais sans industrie on ne perennisera pas les entreprises.

Écrit par : helyv | 01 août 2009

Plutôt que la recherche pharmaceutique, ce serait peut être plus en adéquation avec les spécificités de Thau de transférer la recherche et les entreprises dans le domaine de l'eau, d'autant que Montpellier ambitionne d'être un pôle mondial de l'eau.

Écrit par : Paul | 01 août 2009

Effectivementne autre solution possible. Je cite la recherche pharmaceutique car elle existe déjà et ce serait une belle preuve de participation à une grande agglo de délocaliser à Sète.

Écrit par : helyv | 01 août 2009

Pas plus que Lafarge ou Sud fertilisants n'appartiennent à la CABT, les laboratoires pharmaceutiques n'appartiennent à la CAM, au même titre que toute entreprise privée.
Et ce ne sont pas les projets politico-électoralistes qui ont le pouvoir de les faire aller et venir au gré des souhaits incantatoires des candidats.
Le département de recherche pharmaceutique fondamentale qui dépend du CNRS,venant tout juste de réaménager et agrandir ses locaux, je doute fort que l'on puisse envisager leur re-déménagement..
Nous avons autour du bassin de Thau nos propres richesses que nous pouvons conforter en aidant nos entrepreneurs, sans pour autant toujours lorgner chez les autres en voulant ressembler à sophia antipolis, silicon valley, cannes, dubaï.....
Le succés des listes écologistes aux élections européennes met en évidence la lassitude grandissante face au discours du "toujours plus".
Il est plus qu'urgent de cesser de l'ignorer, et notre territoire de par sa fragilité environnementale qui est également sa richesse ne peut de contenter de discours soit disant écolos, mais d'une véritable prise en compte qu'il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini.

Écrit par : marion devineau | 03 août 2009

Redonner le choix aux électeurs et non aux élus en faisant un vrai référendum sur le périmètre de l'oagglo.

Ensuite, l'exemple de Montpellier et de sa politique économique n'est peut être pas le meilleur exemple à suivre.
Sète a un atout fort c'est son Port et quand je vois de quel façon il est traité (lolade) par le Maire actuel (scandale de la CCi, gestion de la région sur l'annexe de Barcelone)... j'ai un peu les miquettes sur le devenir de l'atout sétois en terme d'emploi et d'infrastructures...

Écrit par : cricri | 03 août 2009

bonsoir cricri
Qu'est ce que tu entends par :"gestion de la région sur l'annexe de Barcelone"?

Écrit par : marion devineau | 03 août 2009

Bon, là, on glose.
Juste un truc pour Ph. Sans.
A quand un petit billet sur Besson père et fils ?
Le million, c’est quand même pas J.P. Foucault qui l’a donné pour la caution…
Les copains du maire, des petits avantages par ci (America…), buvette des Pierres Blanches… autres avantages par là, la Voile Rouge (concession à la discrétion de certains).
Pour les nons initiés, je parlais de M. J. Bonnieu (d’après ML, ne prenons pas de risque avec « La Famille »).
En tant que contribuable, épongé, je me demande encore où sont passés les millions du FC. Et ce ne sont pas les médailles en plâtre qui vont me les rembourser.
Notre maire étant des plus discret, il bronze soit à Dubaï, soit dans sa salle de bains (bronzé toute l’année de la tête aux pieds…), soit à Punta Del Este (comme chaque premier magistrat d’une ville du pourtour méditerranéen (Nice, Cannes…) qui va se faire, ou s’est fait chopper. Comme tout médecin qui a fait le jacques. Mais là, ce ne sont que médisances…
Amusons-nous à aller (haler) ici :
http://www.fcsete.com/fixes/club/comite.php

Bien à vous.
Jacques

Écrit par : Jacques | 03 août 2009

A propos du lourd à Sète, en plus du déficit du port, et de la faillite de la CCI, on a maintenant Alain ROLLAT.

La tabouille politichiennes est vraiment sa spécialité. Sa Gazette de Sète 178 a réussi son fricot à en "coufler" sa chère Roxane autant que le lecteur, jusqu'à l'écoeurement.

J'imagine assez mal ce que peut-être une petitesse d'arrière cuisine pour l'élu qui n'a pas voté comme un godillot. Si la fusion avait été décidée, donc s'il avait voté comme un godillot, ce malheureux n'aurait-il pas eu une bonne petite récompense, bien plus assurée que celles d'un Bouldoire ou d'un Vézhinet ? Impensable ma chère Roxane, tu es bien d'accord avec moi !

Le système godillot s'accomode bien mieux des petitesses d'arrière cuisine, que des votes à bulletin secret, mais ces derniers, contrairement au système godillot, sont sont tout a fait compatibles avec la démocratie.

Le politichien qui sommeille en Alain ROLLAT avec toute sa roublardise, finira bien par s'en accomoder. N'est-ce pas chère Roxane ?

Écrit par : Michel BOUCHET | 04 août 2009

effectivement, la sympathie, l'empathie d'Alain Rollat à l'égard de Georges (de la Jungle) Frêche est touchante, sympathique et très drôle.

Écrit par : cricri | 04 août 2009

Le lien de Jacques est plus que parlant.

Écrit par : max | 04 août 2009

A la Société Générale
Une auto démarra et dans la terreur
La bande à Bonnot mit les voiles
Emportant la sacoche du garçon payeur
Dans la De Dion-Bouton qui cachait les voleurs
Octave comptait les gros billets et les valeurs
Avec Raymond-la-Science les bandits en auto
C'était la bande à Bonnot

Les banques criaient "Misérables!"
Quand s'éloignait le bruit du puissant moteur
Comment rattrapper les coupables
Qui fuyaient à toute allure à trente-cinq à l'heure
Sur les routes de France, hirondelles et gendarmes
Etaient à leurs trousses, étaient nuit et jour en alarme
En casquette à visière, les bandits en auto
C'était la bande à Bonnot

Mais Bonnot rêvait des palaces
Et du ciel d'azur de Monte-Carlo
En fait il voulait vite se ranger des voitures

Mais un beau matin la police
Encercla la maison de Jules Bonnot
A Choisy, avec ses complices
Qui prenaient dans sa chambre un peu de repos

Tout Paris arriva à pied, en tram et en train
Avec des fusils, des pistolets et des gourdins
Hurlant des balcons, les bandits en auto
C'était la bande à Bonnot

Et menottes aux mains
Tragique destin
Alors pour la dernière course
On mit dans le fourgon la bande à Bonnot

Etonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 04 août 2009

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