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30 octobre 2009

Des leçons de l’histoire

Il est des instants de mémoire partagée qui grandissent l’homme. Des instants qui effacent les divergences d’opinion pour ne garder que l’humanité. Ou l’humanisme.

Mardi dernier, 27 octobre, l’inauguration d’un mémorial en l’honneur des 218 héraultais morts en Afrique du Nord, et plus particulièrement en Algérie, lors de la Guerre du même nom, à laquelle j'ai assisté, fût un de ces instants.

Certes ils étaient militaires. Et d’aucuns vous diront que la mort fait partie du lot. Mais la plupart n’avaient pas choisi. Ni l’engagement. Obligatoire. Ni le combat.

Certes il y a débat sur ces combats. Que d’aucuns, avec le recul, voient plus colonialistes que défenseurs d’une terre ancestrale.

Mais il n’en reste pas moins que ces hommes sont morts. Au nom d’idéaux aujourd’hui passés. Ou dépassés c’est selon.

 

Certes aussi, ici et là, certains ne partagent pas le choix de la représentation artistique d’un tel mémorial : trois blocs monolithes d’acier résistant à l’érosion marine. Portant inscription des 218 noms. Les goûts et les couleurs sont propres à chacun. Et à débat permanent. Mais sur le site retenu, en l’occurrence le parvis du parking du Théâtre de la Mer à Sète, les services départementaux de l’architecture et du patrimoine n’ont pas fait l’ombre d’une objection sur le choix de représentation du sculpteur.

 

Quoiqu’il en soit, il faut voir plus loin. Par delà ces trois blocs. Par delà la Méditerranée vers laquelle ils offrent flanc. Rendons grâce à toutes les collectivités d’avoir contribué à cet hommage. Et à cette réflexion post-mortem. Pour ne pas oublier. A commencer que faire tomber des hommes n’est jamais chose bonne. Et qu’il vaut mieux, autant que possible, des mains tendues par-dessus une mer commune…

 

14 octobre 2009

Les valeurs du sport

Quel plaisir j’ai pris hier soir dans la toute nouvelle halle Louis-Marty, le fameux « chaudron » du Barrou relooké après travaux d’extension (attendons d’en voir la fin pour la juger définitivement) : une toute jeune équipe de l’Arago de Sète a battu l’un des favoris du championnat, Tourcoing. Et ce malgré une grande différence de budget et de moyens, à commencer sur le papier par les joueurs alignés. L’Arago a dû en effet, trésorerie en difficulté oblige, revoir ses ambitions et son recrutement.

Mais quel plaisir de voir ces jeunes joueurs, et aussi quelques anciens apportant de l’expérience, se jeter comme des mordus de faim sur les ballons ! Quel plaisir de les voir refuser la logique sportive…et s’imposer au final !

Plaisir identique à celui pris quelques jours plus tôt en allant voir l'équipe du FC Sète sortir Agde en Coupe de France, malgré une équipe rajeunie, inexpérimentée...encadrée par de généreux et exemplaires cadres comme Christophe Rouve, mais en compensant avec un engagement et une volonté de tous les instants.

C’est ce sport là que j’aime. Celui qui, conscient de ses moyens et de ses limites, fait avec…Et ne cherche pas à vouloir se faire plus gros qu’un bœuf, en mettant en danger sa trésorerie et par là même à peser sans cesse sur les contribuables déjà fortement impactés. Le sport de haut niveau vit parfois au-dessus des moyens réels que peuvent lui octroyer collectivités publiques et partenaires privés. Il est temps de revenir à des échelles plus réalistes. Et de redécouvrir le vrai sport. Et même si l’Arago a peu de chance d’être champion, si le FC Sète ou la Pointe Courte sont condamnés encore quelques saisons peut-être à errer dans les divisions inférieures à lélite, même s’il devront peut-être lutter pour leur maintien…je préfère cela. Une histoire de valeurs peut-être…

 

 

10:30 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (6)