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19 février 2010

Une campagne…embourbée

Et qu’est-ce que j’en pense de cette campagne des élections régionales ?

Nombreux ont été ce qui m’ont apostrophé ces derniers jours au hasard de mes mails ou de mes pérégrinations dans les halles de Sète. Notamment mercredi dernier où les représentants de diverses listes oeuvraient tracts à la main ou mains tendues…

 

Plutôt qu’une campagne, j’ai l’impression d’un immense bourbier. Où l’on patauge depuis le début dans la fange des invectives. Où l’on ne parle pas ou peu du fond. De projets. De bilan. Et quand on le fait, on se balance à la tête des chiffres interprétés. Quand ils ne sont pas faussés purement et simplement.

 

D’un bourbier où le principal sujet est un roi : le président sortant.

Pour ou contre Frêche ? Telle serait donc la seule question en jeu ?

Et à ce jeu là, l’Imperator n’est pas exempt, comme ses adversaires, de tout reproche. Car il sait jouer avec une alternance habile de la provocation, de l’invective…puis de la bonhommie, de la faconde joviale sudiste…pour mieux provoquer le débat. Ou le phagocyter ? Le tronquer ?

Pour ma part, j’estime qu’un politique (qui plus est intelligent comme l’homme l’est sans conteste) ne doit pas jouer ainsi avec certains propos et certaines attaques à la limite du respect. Que ce soit des électeurs traités de « cons» qui l’élisent…ou d’autres traités de « sous-hommes » ou de « pas catholique ».

Il n’est ici nullement question de son bilan politique qui, en lui-même, n’est pas plus mauvais (loin de là) que d’autres. Même s’il peut prêter aussi à débat. Normal.

Et c'est justement cela qui devrait être au centre de cette campagne, pour l'avenir de notre région.

Un débat que ne semble pas goûter l’adjointe sétoise en charge de l’Enseignement. Pour elle, quand on pose des questions en cherchant à comprendre le pourquoi de trois fermetures de classe, on «s’étale». Et ne répond qu’à moitié aux interrogations. Drôle de façon de faire de la politique que tout cela, non ?

Engageons là à plus d’ouverture et de dialogue. Elle en est capable. Comme d’ailleurs celles et ceux qui sont en campagne pour les Régionales.

02 février 2010

Rafraîchissant

Je reviens d’un séjour professionnel dans le Grand Nord canadien. Pour suivre l’équipe française des Frappés du canot à glace.

De quoi se rafraîchir les idées. Au propre comme au figuré. Et pas seulement parce qu’il faisait certains matins jusqu’à – 30 degrés, facteur vent intégré comme ils disent là-bas.  L’occasion de rencontrer des gens simples, naturels, accueillants et passionnés de la vie. Nos « cousins » québécois sont ainsi, pour la plupart. Et d’une franchise et d’une sincérité qui inspirent ! Jusque dans les coins les plus reculés et insulaires où nous avons été, sur l’Isle aux Coudres.

 

Et aujourd'hui, je prends connaissance de la revue de presse des jours passés durant mon absence. Et notamment les voeux de politiques locaux dans le principal quotidien régional. Avec la surprise de lire cet édile sétois qui, au risque de faire un peu répétitif...ou pire, insiste en cinq réponses sur son souhait de voir enfin la fin des "querelles politiciennes", dans l'intérêt général enfin préservé.

 

Doit-on en sourire? En rire? Lui rappeler certaines de ses propres "querelles politiciennes"? Ou certaines attitudes qu'il a encore avec celles et ceux qui, simplement, portent d'autres visions? Allez, saluons plutôt sa bonne (quoique répétitive...je l'ai déjà dit non?) résolution. Et l'engager à la mettre lui même en pratique. Tout commence de soi...comme on dit au Québec!