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04 mars 2010

Au-dessus des lois!

J'en suis resté le cul par terre, comme dirait l'autre!

A une question de l'élue Marion Devineau au dernier conseil Municipal évoquant le fait que les travaux du Musée Paul-Valéry s'effectuaient à ce jour alors que le permis de construire nécessaire n'était pas encore délivré, le maire de Sète François Commeinhes a répondu "avec un sourire crispé" comme l'a noté Midi Libre, qu'il prenait des risques nécessaires : ces travaux consisteraient d'aprés lui à la mise aux normes d'un établissement hors normes depuis 25 ans!

Plusieurs réflexions sur cette "justification".

Si vraiment le Musée était hors normes, il se serait vu menacé de fermeture administrative. Et s'il s'agissait encore de mise aux normes, j'ose espérer que les services techniques, architecturaux et administratifs de la Ville auraient pris le dossier suffisamment en amont pour faire les choses dans l'ordre : étude, projet, dépôt de permis, puis appels d'offres et travaux. Et non dans une fausse précipitation.

Enfin, si vraiment cela fait 25 ans que le musée attendait de telles mises aux normes, un mois de plus pour attendre cette fois-ci le fameux permis de construire nécessaire n'aurait pas retardé plus que cela.

Non monsieur le maire, les travaux (entamés depuis novembre...sans permis déposé alors!) qui nécessitent pourtant le fameux permis de construire au Musée Paul-Valéry portent sur des changements de destination de certains locaux, des ouvertures sur les façades et autres transformations attenantes à l'arrivée de la nouvelle conservatrice et de la réorganisation des locaux. Réorganisation et nouvelle mise en valeur d'ailleurs qui seront, j'en conviens, un plus pour cet établissement trop souvent oublié depuis plus de vingt ans.

Et les mises aux normes que le musée attend portent essentiellement sur la mise en conformité hygrométrique de la salle des réserves. Ou encore le traitement de parois non ignifugées par exemple. Des travaux qui ne nécessitent pas de permis de construire eux!

Cet épisode m'amène à deux constats graves.

Tout d'abord la fâcheuse tendance répétitive de la Municipalité d'envisager les travaux et les projets sans préparation aucune. Ce qui conduit à sortir du cadre de la légalité, et à avancer à marche forcée au risque de voir se multiplier une nouvelle fois les avenants et surcoûts sur le dos du budget de la Ville. Et donc des contribuables. Dernier autre exemple, le doublement du coût de la future base nautique...par rapport au budget initial, pour seulement un tiers de surface en plus!

Ensuite, une désagréable sensation persistante de voir que le premier magistrat, qui demande que ses concitoyens respectent la loi, prend ses aises avec celle-ci (affaire de la vente du terrain voisin de la clinique Saient-Thérèse, versement d'une subvention illégale à l'association FC Sète...pour cacher dans la foulée le trou de la SEM Sète, travaux sans permis de construire).

 

Commentaires

Monsieur Sans, je vous trouve mesquin, c'est pour faire plaisir à Maïté notre nouvelle danseuse après le FCS, qui va nous faire des pointes pour agrandir le trou fait par celles des joueurs de l’équipe de foot de « La Pointe ». Elle a ruiné Lodève, elle s'attaque à Sète.

Une grande connaisseuse d’art, elle a accueilli à Lodève un dépôt de tableaux de soit disant "Grandes signatures" que tous les connaisseurs savaient être des faux grossiers.

Peut-être est-elle spécialiste dans la peinture naïve ?

Le Douanier Rousseau

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 05 mars 2010

Intéressant cher Douanier Rousseau...C'était en quelle année et celà avait coûté combien?

Écrit par : Philippe SANS | 05 mars 2010

on peut aussi se faire une "idée" du poids des réalisations de Maïthé Vallès-Bled en allant consulter le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la commune de Lodève en 2009.

Ça se lit en PDF (ce sont les archives du Conseil Municipal de Lodève, le rapport de la Chambre est annexé)
A partir de la page 13, ça devient intéressant...

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=2&ved=0CA8QFjAB&url=http%3A%2F%2Fwww.lodeve.com%2Findex.php%2Ffilemanager%2Fdownload%2F362%2FConseil%2520Municipal%2520du%252021%2520septembre%25202009.pdf&ei=ZySRS-u6C5OI4QaN64GsDQ&usg=AFQjCNEkIQXJoo31i7o-0oKixXkHmnAP0Q&sig2=CLoCGu6IXIYxVLjj1YV4fQ

Écrit par : cricri | 05 mars 2010

je viens de lire les pages que vous citez, il n'y a rien de spécialement surprenant, je pensais qu'il y avait des perles

Écrit par : lucien | 07 mars 2010

Pas de perles mais des indications des magistrats sur l'utilisation des deniers publics.

J'ai surtout remarqué l'absence totale, comme à Sète, de mesures de contrôle sur l'emploi des subventions (très importantes) et le caractère parfois "irréaliste" des sommes engagées par rapport à la taille de la commune.(on ne fait rien d'autre à Lodève que le Musée et le festival, en gros).

De plus, et contrairement à ce que sous-entend le Maire de Sète, les manifestations lodévoises n'ont pas été à l'équilibre avec les recettes encaissées. Et le nombre de visiteurs indiqués et escomptés pour le Musée Paul Va par la Mairie de Sète semble, pour le moins, très optimistes en rapport avec les réalités à Lodève, même si l'impact touristique et l'image de Sète semble plus grande que l'ancienne ville minière.

Bref, les dépenses vont s'accumuler avec Mme Vallès-Bled mais les recettes ne sont pas assurées.

Et sur le fond du truc, je m'interroge sur l'utilité dans un sens "patrimonial" et "pérenne" de cette politique culturelle basée sur "des coups" car il me semble qu'on est acculés, au bout de quues années, à pratiquer une surenchère, sur les expositions et les peintres, qui s'accompagne forcément de dépenses accrues (assurances, transport, stockage, accueil..)
Ou sinon, le conservateur quitte son poste pour "ailleurs". Et tout est à refaire sauf que c'est à la Ville et à ses contribuables de payer les musiciens du bal.


On verra bien. Attendons, de ttes façons, ça va venir vite.

Écrit par : cricri | 07 mars 2010

La liste des manquements à la loi pratiqués par le maire de Sète bien évidemment ne peut pas être exhaustive mais je me permets de rajouter quand même:
- la sous concession de la buvette des Pierres Blanches interdite par le cahier des charges de la concession.
- une présentation illégale en conseil municipal du rapport de la Chambre Régionale des Comptes et l'absence de débat obligatoire
-la reprise de l'entretien des espaces verts de Villeroy avant la date prévue par la convention avec l'aménageur
-un PADD non conforme au SMVM toujours en vigueur
-l'utilisation de procédures de d'utilité publique pour des opérations totalement privée
-......
Et nous, élus d'opposition, associations, citoyens n'avons pas les moyens financiers pour nous lancer dans des procédures juridiques. Il appartient au maire d'être le premier garant de la loi. Des erreurs d'appréciation du premier magistrat d'une ville sont possibles mais ce qui ne l'est pas c'est lorsque c'est fait sciemment

Écrit par : Jacques MONTAGARD | 11 mars 2010

Notre Maire n'a jamais aimé notre ville et ne s'y est intéressée que peu de temps avant d'être élu. Il en est pour preuve qu'il était inscrit sur les listes électorales de son village Saint-Thibéry (34), lieu de ses origines.

Il ne s’est inscrit sur les listes sétoises que peu avant d'être candidat sur notre ville. Pour lui Sète n’est qu’un moyen.

Etonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 11 mars 2010

Les commentaires sont fermés.