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26 juillet 2010

En vers…et pas contre tout !

Après quelques jours de vacances bien méritées du côté de la Corse (Ah…ces côtes préservées de béton entre Ile Rousse et Cargèse !), puis de mise au vert (Ah…ces petits villages à l’échelle humaine et ces grands espaces de verdure sans bruit continuel !), je suis revenu en mon île Singulière sétoise natale. Et m’en suis allé arpenter en famille les ruelles du Quartier Haut. Profiter de ces pauses poétiques du 1er festival Voix Vives en Méditerranée.


Pauses agréables et des plus enrichissantes (au sens spirituel du terme) pour certaines. Comme par exemple les interventions de ce poète iranien Salah Al Hamdani samedi matin sur la liberté et la répression…

Agréable aussi de voir certains bouts de rues, le temps de quelques jours de pause, remplacer par des oliviers et des vers la circulation.

Belle initiative originale que ce festival de poésie dans ce beau quartier typique qu’est le Quartier Haut…Originale, mais pas « unique » comme s’en flatte pourtant le maire de Sète dans un édito, puisqu’il y a eu une semaine avant le même festival à Lodève, où l’initiative naquit voici treize ans déjà.

Il conviendra cependant de s’interroger, le temps venu, sur le coût réel de ce festival. Sur son positionnement estival. Et sur la manière « guerrière » dont il a été monté, en concurrence avec celui, originel de Lodève. Alors qu’il aurait dû l’être de manière partenariale, ou tout au moins pacifiste. A l’image des intentions poétiques déclamées ici et là…

Commentaires

tout à fait d'accord avec toi Philippe,
à voir comment sera organisé le prochain ! ....
mais c'était un vrai régal, une bonne parenthèse dans la vie sétoise, tout au moins pour certains
à +

Écrit par : Nicole B. | 05 août 2010

Bonjour Nicole

Petite question : que veut dire "tout au moins pour certains" ?

Merci pour la réponse

Écrit par : chargé des commissions | 05 août 2010

J'ai l'impression, toute personnelle que "certains" se sont régalés.
Pour cette manifestation, loin des "Journées Brassens" du défunt Marchand, certains sétois et certains estivants ont pris du plaisir (beaucoup).
L'élitisme consommé par une certaine "droite" & une certaine "gauche" est parti aux orties, et le cul nu.
Ce n'est pas un blanc-saing pour le maire incertain que nous subissons.
Mais c'est un remerciement pour Maïté qui fera bientôt taire les "bécasses" et les "becs (à sots)" .
Un peu de poésie, dans cette ville qui se réclame de tant de poètes ne pouvait pas faire de mal.
Cette ville que j'habite depuis 40 ans alors que certains me traitent encore de parisien...
Les mêmes dont les grands-parents se battaient au couteau sur les quais car on leur refusait un peu de dignité...
Incrédule que tu es. Va aux archives municipales consulter les journaux locaux des années du début du siècle précédent !
On est toujours l'italien, l'espagnol, l'arabe, le juif ou le gitan de quelqu'un... Et ce n'est pas fini, serrez les miches les gavachs.
Pour finir, pour l'instant, remarquez que dans votre "Grand quotidien d'Information du Midi", quand c'est un gitan, ou un délinquant d'origine maghrébine, c'est marqué "l'origine". Quand c'est un grand patron pécheur d'origine espagnole ou italienne, qui ne fournit pas de fiches de paye (ou qui oublie de payer) "l'origine" n'est pas mentionnée.
Mais les sétois sont comme ça. Droits dans leurs bottes bien cirées, mais par et pour qui ?
Pour finir, enfin, si nous avons le maire que nous avons, c'est qu'un petit lot de trous-du-cul on crié à l'Union sans en penser un mot, juste par défi, un peu comme des mômes qui se disaient "qui pissera le plus loin ?".
Celui qui pour l'instant pisse le plus loin, c'est grâce à 2 TDC qu'on l'a. Et les sétois, tous confondus, qualités et défauts inclus, finiront par partir une main devant et une main derrière, ça en rajeunira certains, mais pas tous.
C'était ma commission.

Écrit par : Géronimo | 05 août 2010

Geronimo ? tu réponds pour Nicole ?

Écrit par : chargé des commissions | 06 août 2010

Dans cette ville trop de gens parlent à la place des autres.
Je parle donc en mon nom.
D'autant que je ne connais pas de Nicole.
Et toi, tu parles pour qui ?

Hugh !

Écrit par : Géronimo | 06 août 2010

Je n'ai pas pu malheureusement pour cause de santé profiter de ce festival dont on dit beaucoup de bien de ci de là. Tant mieux s'il se passe quelque chose d'intéressant à Sète mais cela profite-t-il à l'ensemble des sétois. En tous cas ce sont eux qui vont payer la note finale.
Alors oui pour être innovant mais en sachant où l'on va financièrement.
Depuis le lancement de cette idée, nous sommes intervenus, tous les élus opposés au maire, non pas pour nous opposer à celui-ci mais pour savoir comment cela se passait financièrement.
C'est l'opacité la plus totale: un budget de l'association organisatrice établi sur d'hypothétiques subventions publiques qui, in fine, n'ont pas été obtenues, la ville qui prend le relais financier en payant toutes les dépenses du festival: cachets, spectacles, hébergements des artistes, publications onéreuses, agence de com,...Si bien qu'aujourd'hui nous ne savons pas à combien s'élèvera la facture finale. Je parle d'opacité car ces dépenses sont inscrites sur une ligne du budget municipal dénommé: musée Paul Valéry. Quelle relation entre le musée et ce festival? (si ce n'est que la conservatrice est membre de l'association des Voix Vives). Mélange des genres entre finances publiques et finances privées.
Alors oui au développement de la culture mais à condition qu'elle profite à tous et qu'elle ne grève pas inconsidérément les finances communales
Jacques MONTAGARD

Écrit par : Jacques MONTAGARD | 06 août 2010

à Geronimo

je parle pour moi ! si tu veux mon identité tu clique sur mon pseudo.

Par contre j'ai cliqué sur le tien et je n'ai rien vu !

Bonne journée

Écrit par : chargé des commissions | 07 août 2010

J'ai cliqué sur ton pseudo et n'ai vu que d'autres pseudos...
Je constate que sur le fond, tu ne réponds pas.
Ma réflexion sur le coût de la culture va aujourd'hui un peu plus loin.
Le Miam inauguré en 2000 sous Barbe Rouge : 15MF dont 3 à la charge du contribuable sétois, des entrées aussi modestes que le nom du musée et un coût de fonctionnement depuis 10 ans chiffré à combien M. Montagard ?.
C'est de la bonne culture chère.
La réhabilitation du musée Paul Valery, sous Doc Gyneco, c'est de la mauvaise culture chère.
J'ai beau être de gauche, il y a quand-même des raisonnements surprenants...

Écrit par : Géronimo | 09 août 2010

ho geronimo

ton "de gauche" n'engage que toi moi je ne suis que Vicomte de Brageole.

Quant aux 15 MF dont 3 à notre charge (oui à notre charge) détaille c'est toujours bon à savoir.

Sur Barbe Rouge toi homme de gauche tu es tombé bien bas pour ne pas dire Monsieur François LIBERTI.

Sur ton fond je n'ai pas a te repondre car je n'ai pas posé de question.

j'ai simplement demandé :
Bonjour Nicole
"Petite question : que veut dire "tout au moins pour certains" ?
Merci pour la réponse"
la Question était simple comme moi.

Tes commentaires n'engagent que toi et c'est au Webmaster à répondre s'il veut bien.

NB - Si t'as pas pu mettre un photo sur mon speudo je peux t'envoyer mon adresse Email perso.

à +

Écrit par : chargé des commissions | 09 août 2010

A chargé...
Ce n'est pas moi, homme de gauche qui suis tombé bien bas.
Ce sont ceux qui jouent à qui "pisse le plus loin".
Alors je ne dis pas Monsieur : à Barbe Rouge, au Barreur, à Doc Ginéco, et à un certain nombre de foireux. Quelques écolos ventrus, par exemple.
C'est marrant (en fait pas trop), mais le Mur n'est pas complètement tombé dans certains esprits.
J'apprends tous les jours des choses de grands démocrates aux poils bigarrés. De Gauche, de nos jours, à Sète, c'est être aux ordres, des partis, mais pas de ses propres couilles (jeu de mot - parties - couilles, j'ai l'impression de devoir préciser), comme avant, partout en France...
Pour paraphraser je ne sais plus qui. En France, nous avons la gauche la plus conne du Monde et à Sète nous avons la plus conne de France.
Je croyais que la politique c'était l'envie, sincère, de s'occuper du bien être des citoyens et de leur cité.
Quand je pense aux petits privilèges que certains, ici, ont perdu pour sauvegarder les "intérêts supérieurs". Pathétique. D'autant qu'en trahissant le peuple, ils les ont tous perdus. Hi Hi !
Pour le reste tu t'adressais à une Nicole.
Mais moi, je t'ai posé (ainsi qu'aux autres accueillis) des questions, et personne ne répond.
Même Camélio, ce qui est étrange. J'ai parcouru ton forum et il est d'habitude prolixe et talentueux.
Aimant me travestir, ton adresse mail ne m'est pas utile.
Hugh !

Écrit par : Géronimo | 09 août 2010

Hugh Géronimo

En fait tu es un drole d'indien et j'ai beaucoup d'estime sur les indiens. (tu le sais)

Pour JLC, selon une enquête du Reporter Sans Figure des Vicomtes de brageole, il travaille avec un matos qui n'est pas adapté a sa pensée.

ça va venir (il doit investir)

Pour en revenir au MIam, donne nous des chiffres, c est toujours interessant de le avoir en mémoire.

Écrit par : chargé des commissions | 10 août 2010

Bonjour à vous tous, effectivement, il serait bon que Nicole réponde déjà à la question qui lui a été posée. Ce qui éviterait ensuite quelques disgressions, et permettrait d'aller plus loin dans la discussion. Ce que je note par contre c'est que le coût de la culture amène débat. Il est clair que la culture n'est pas (et ne pourra que rarement et n'a pas forcément à l'être) rentable directement. Au même titre qu'une piscine publique...Et que la "création" d'un festival de poésie est chose tout aussi noble qu'un Musée International des Arts Modestes ou que d'autres festivals. Question de choix culturels propres à chaque municipalité. Reste cependant à, ce qui est normal, en surveiller les dépenses avec l'argent public. Comme on se doit de le faire de tout engagement de fond de ce type...

Écrit par : Philippe Sans | 10 août 2010

Ce qui me dérange dans ces opérations culturelles c'est le mélange des genres , je m'explique :
Lorsque l'on commence à considérer que tel ou tel évènement ne remplit pas ,compte tenu de son coût, suffisamment d'objectifs culturels, ses instigateurs nous oppose l'attrait commercial qu'il représente. Bien, mais dès que l'on s'intéresse à l'aspect commercial et donc aux dépenses et aux recettes , alors à ce moment là le déficit est justifié par l'intérêt culturel et ainsi de suite. Le déficit de l'un comble le déficit de l'autre
C'est comme ces gadgets qui font soi disant tout et rien de bien au final


Si en plus il y a moyen de boire l'apéro, alors là c'est le top

Écrit par : Marion | 10 août 2010

Excusez, je n'ai pas répondu plus tôt car je suis en panne d'ordinateur et donc d'internet ; je vous réponds d'un cybercafé où je ne vais pas tous les jours.
Quand je disais "certains quartiers" c'est que le festival a bousculé les habitudes du quartier haut et la Place du Poufre, dérangeant les habitants mais qui, finalement, y ont trouvé un certain intérêt, écouter, bavarder, se promener tranquille, "comme il y a 30 ou 40 ans" disaient quelques personnes âgées.
En aucun cas, cela visait une discrimination quelconque ; je me méfis de certaines interprétations possibles ! ...
les sétois, dans leur ensemble, ont été libres d'y participer ou pas, d'autant plus que les lectures étaient gratuites et tout au long de la journée.

Écrit par : Nicole | 10 août 2010

Je suis ravie que la plupart s'accorde sur la qualité de ce festival de poésie car c'était un ravissement dans tous les sens du terme. De loin le meilleur événement culturel et spirituel vu à Sète depuis longtemps. La découverte, l'échange, l'art du vagabondage, l'absence de mercantilisme, vraiment, bravo aux organisateurs, aux auteurs, aux spectateurs. Etonnant qu'une mairie de droite ait soutenu un tel festival qui est si loin de la poudre aux yeux trop souvent subie, mais je prends sans hésiter et j'espère que ce ne sera pas sans lendemain car ce festival manquait vraiment à Sète, je suis réconciliée avec ma ville.

Écrit par : Luce | 10 août 2010

Si demain le maire décide d'organiser un concert privé pour les habitants , disons, des Rolling Stones( vous pouvez mettre l'artiste que vous voulez à la place) une grande partie des sétois seront ravis. Par contre ils risquent de l'être un peu moins au moment où ils recevront leur feuille d'impôts.
La conduite des affaires publique consiste en des choix et je me demande si un festival de poésie, couteux, à cette époque de l'année est vraiment une priorité
@Luce
Je pense que l'on peut analyser un sujet et argumenter sans obligatoirement lui coller une étiquette partisane: droite ou gauche qui ne veulent plus dire grand chose , surtout à Sete

Écrit par : marion devineau | 11 août 2010

Sur l'étiquette, vous connaissez ma position. A trop vouloir la coller dans son dos, elle finit par gratter. Certain édilé sétois ne l'avait pas, puis l'ont prise, puis rangée au fond de leur poche...au gré des élections et des vents! Mais c'est un autre débat. Sur le festival, aussi j'ai exprimé ma position. On fera les comptes en septembre...

Écrit par : Philippe Sans | 11 août 2010

Oui, on fera les comptes en septembre mais cela ne sera pas chose facile compte tenu de l'opacité de cette opération, comme je l'ai dit dans mon intervention du 6/8 (voir ci-dessus)
Il y aura nécessairement un trou à combler (à savoir sa taille?) mais les comptes prévisionnels nous les avons demandés en avril et en mai. C'est quand même plus responsable de savoir à l'avance si l'opération est déficitaire ou équilibrée. Un déficit n'est pas une inenvisageable quand on sait où l'on va et pourquoi!
Par contre "laisser flotter les rubans" au gré de la fantaisie de l'un ou de l'autre, c'est inadmissible et cela devient insupportable pour les sétois!

Écrit par : Jacques MONTAGARD | 11 août 2010

700 000 euros cela fait cher le ver, chez Figaret, il me semble à l'époque les avoir vu moins couteux et c'était des vers américains par dessus le marché. Ce festival était très mercantile et n'avait rien à voir avec de la culture, si ce n'est pour engranger du blé dans les greniers de Maïté qui comme dit si bien le proverbe "cocu et battu" a poussé l'outrance de jeter notre culture dans les sous sols de notre musée qui ne sera jamais le sien..

J'aimerai que l'on m'explique ce qui est culturel et ce qui ne l'est pas ?

Ce qu'est la culture ?

Et enfin pourquoi tous les gens les plus incultes expriment un faux intérêt pour la culture, seulement par mode et non par goût. ?

Si cela leur plait de s'emmerder pour paraître, pourquoi pas et cela peut leur être profitables, notre grand Georges qui était un homme simple, un petit troubadour faiseur des chansons amusantes, ne voulant au grand jamais faire partie du monde culturel et de sa poudre aux yeux , disait dans l'une d'elles en parlant de la foi : « fait semblant de croire et à la fin tu croiras ». Alors bonne chance les « bobos » et autres Messieurs. Jourdain de la droite intellectuelle, moi ma culture c'est ce que j'aime sans chercher midi à quatorze heures et cela ne coûte pas des fortunes, il suffit d'avoir des oreilles, des yeux et surtout du cœur, et non parce que c'est « à la mode et que c'est snob » comme chantait encore Georges en se foutant des « m'a tu vu ».

.Étonnant ! Non ?

Écrit par : Jean-Louis CAMELIO | 11 août 2010

Je regrette sincèrement les commentaires plein d'arrière pensées politiques qui n'ont sans doute rien vu de ce festival qui aurait pu tant leur apporter! Evidemment que proposer des événements gratuits dans toute la ville et dans un domaine si loin du showbiz coûte des deniers publics mais pour moi ce choix était le bon et je répète qu'il est étonnant et courageux. Maintenant si pour maintenir cet événement il faut trouver des sources d'économie dans cette belle ville de Sète je peux vous trouver 100 moyens, à commencer par un qui commence dans quelques jours et ne me semble pas contribuer à beaucoup nous élever l'esprit...

Écrit par : Luce | 11 août 2010

Ma chére Luce, si vous parlez de la Saint Louis et des joutes (hors baraquais bien sûr, mais « voix vives » avait aussi ses pompes à bière pour pochtrons patentés et bistrots intéressés), je pense que le mot culture vous est étranger.

J'attends de la part d'une intellectuelle de votre acabit qu'elle réponde aux questions que j'ai posées supra.

Étonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 12 août 2010

Je ne pense pas qu'il faille opposer des manifestations comme la Saint-Louis sétoise par essence, populaire en son origine patrimoniale et nautique (en dehors des condamnables dérives alcoolisées actuelles favorisées)et tout autre festival, parfois tout aussi populaire ou plus élististe. Les deux sont complémentaires et peuvent trés bien cohabiter au coeur d'une saison d'animations.Y compris la poésie. Il en faut pour tous les goûts. Le débat porte à mon sens surtout sur les coûts (raisonnables et raisonnés ou pas), les retombées (importantes ou pas), l'apport en vie culturelle de la cité, en enrichissement culturels ou spirituels de ses habitants et visiteurs...

Écrit par : Philippe Sans | 12 août 2010

Philippe,

Je suis entièrement d'accord avec toi, c'est Luce qui faisait une opposition, non moi qui suis un amoureux de la poésie et notamment moyenâgeuse, ce qui m'empêche nullement d'être un inconditionnel des joutes languedociennes. Je signale que ce n'est pas nous sétois qui avons commencé mais cette chére Maïté qui a déjà ruiné Lodéve par ses caprices et bouté hors du musée Paul Valéry, une partie de notre culture sétoise.


Étonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 12 août 2010

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