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28 avril 2011

Quai des prunes

C'est récurrent. Le long des quais de Cayenne à Sète, les gens du voyage viennent régulièrement squatter. Certains de manière discrète, propre, courte...avant de reprendre leur périple perpétuel vers une aSète, Cayenne, gens du voyage, aire d'accueilutre commune. Plus loin. En laissant derrière eux un quai propre. Mais sitôt occupé à nouveau par d'autres caravanes...

D'autres, plus nombreux, ne respectent nullement le site. Ni les branchements électriques, d'eau...voisins. Comme cela a été longtemps le cas prés des commerces Netto, Mr Bricolage et autres...

Comment peut-on laisser ainsi des squatts se renouveler, se perpétuer...alors que depuis le 5 juillet 2000 (et bien avant d'une autre manière), il est fait obligation aux communes de plus de 5.000 habitants (comme Sète) de créer une aire d'accueil communale!

Non seulement ce type d'aire permet un accueil plus adapté, mais aussi (depuis 2007) d'avoir recours à la force publique pour toute occupation autre et donc illégale du territoire communal et de tout terrain, y compris privé.

Dans certaines communes, ces 25 à 40 places à disposition sont gérées par un gardien municipal, qui surveille les rotations des occupants, les lieux, délivre un droit d'entrée contre une somme modique (type 2€ par jour) qui permet de se brancher à l'eau et à l'électricité, et donc d'en consommer à la hauteur de cette somme.

Alors pourquoi, depuis plus de dix ans maintenant, notre municipalité joue la montre? 

Se cachant derrière la difficulté de trouver un terrain (c'est étonnant comme certains trouvent facilement par contre des terrains pour des projets privés..., y compris du côté du parc Aquatechnique...). Ou devant le Schéma Départemental (qui n'empêche nullement la création à la charge de la commune de sa propre aire d'accueil) qui doit positionner une aire de grand passage intercommunale.

De faux prétextes.

 

15 avril 2011

Fusion à trois...

CABT, CCNBT, Hérault Méditerranée, Intercommunalité, Etang de ThauCe matin, dans son nouveau Schéma Départemental de Coopération Intercommunale, le préfet est revenu sur sa position d'il y a quelques mois : il ne préconise plus la simple fusion du Sud et du Nord du Bassin de Thau, mais une fusion à trois avec la Communauté d'Agglomération Hérault Méditerranée (Agde-Pézenas). Au détriment de l'Agglomération de Béziers. Vote définitif en novembre...

14 avril 2011

Les petits ruisseaux...

Depuis hier c’est officiel : trois postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée scolaire prochaine sur Sète. Sauf retournement de situation eécole,classe,enseignant,sète,gauche,droite,centre,côte d'ivoire,gbagbot nouvelles inscriptions alors…

Le même jour, l’Etat français a annoncé qu’il allait donner (et non prêter avec ou sans intérêt) 400 millions d’euros pour aider en urgence la Côte d’Ivoire dans un premier temps, puis l’aider à se reconstruire à relancer son économie.

Bel acte de solidarité avec un pays malheureusement détruit par une guerre civile interne et par l’inconscience du dictateur Laurent Gbagbo.

 

Mais le principal responsable, un dictateur qui a détourné (avec l’assentiment silencieux de bien des responsables politiques) pendant une décennie de pouvoir l’argent public ivoirien, ainsi que des aides internationales, doit payer, au sens financier du terme aussi. Il doit rendre cet argent entassé dans des paradis fiscaux, des demeures somptueuses en France ou à travers le monde, des comptes en Suisse.  Et le reverser dans les caisses de son pays et rembourser aussi ensuite notre Etat français.

 

Un Etat français qui a bien besoin de 400 millions d’euros : combien de postes d’enseignants peut-on financer avec une telle somme ?  Sachant qu’avec 30.000 € par exemple, on crée…ou on maintient sur un an, charges comprises, un poste d’enseignant. De ces postes d’enseignants que l’on supprime aujourd’hui en France pour raison d’économie budgétaire…Cela fait prés de 13.000 postes sur un an !

 

Il y a de quoi être attentif à bien des utilisations d’argent public, non ? Y compris jusque dans notre propre pays, notre propre région. Tout politique doit des comptes sur toute utilisation suspecte d’argent venant, en tout ou partie, de fonds publics. Qu’il soit de Gauche, de Droite, du Centre.

 

Et même pour quelques dizaines de milliers d'euros, qui peuvent permettre de conserver ici et là un enseignant. Et donc une classe. Et donc, un enseignement et un savoir. Ou autres choses en d'autres domaines. Le plus petit des détournements est un ruisseau dévié du fleuve de l'intérêt général.