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04 octobre 2012

Et nos jeunes dans tout ça ?

Entrée CFA Sète.jpgPendant prés d'un mois, depuis la rentrée de septembre, plusieurs cours n’ont plus été assurés au Centre de Formation Nicolas-Albano de Sète. Un tiers des enseignants étaient en grève pour protester contre les changements de statuts et d’emplois du temps décidés par la « direction » et la Municipalité. Et contre certaines méthodes du chargé de mission.

Au milieu de ce bras de fer, des élèves. Qui méritent mieux. A commencer par une véritable formation. Un véritable apprentissage.


De jeunes apprentis confrontés déjà à l’incertitude d’un avenir de plus en plus grisâtre sur fond de récession et crise économique. Et qui sont pourtant l’une des chances d’avenir de notre ville, de notre Bassin de Thau et de notre pays plus largement.

D’où l’importance capitale de leur permettre de disposer des meilleures armes que sont savoir-faire, compétences, acquis résultant de l’apprentissage.

D’où mon sentiment du gâchis résultant de ce conflit.

Car celui-ci couvait depuis de très longs mois déjà : fruit pourri d’une véritable absence de dialogue, d’une confrontation récurrente,  d’oppositions entre blocs. Avec sûrement aussi des torts partagés. Entre des prés carrés à préserver, des démotivations, des laisser-aller, des oppositions de personnes, de syndicats, de l’autoritarisme non adéquat parfois, et la succession de trois « directeurs » en quelques mois. Sans compter l’ingérence de certains.

Bâtiment CFA Sète.jpgIl est temps de ramener le dialogue, mais dans la durée. Et pas seulement dans le cadre de ce conflit. Pour refaire de notre Centre de Formation des Apprentis de Sète le pôle d’excellence qu’il fût d’abord sousla Municipalité Marchand dans les années 80-90, puis celle de son successeur François Liberti. Puisque les résultats sont soit-disant en baisse depuis quelques années...

Que des deux côtés on ne soit pas dans l’opposition stérile et le rapport de force, mais dans la reconstruction. A partir d'un véritable audit de (dys)fonctionnement. Je me félicite d’ailleurs que les enseignants aient décidé de reprendre les cours après que la Municipalité ait accepté enfin de les recevoir. 

L’argent et l’investissement financier ne font pas tout. Il y a aussi la volonté des hommes. Car notre jeunesse ne pourra pas être une force économique si on ne lui donne pas aujourd’hui ce dont elle aura besoin demain.

Commentaires

Prendre en otage les élèves et s'en servir d'alibi en faisant peur les parents, pour des revendications catégorielles cela m'a toujours choqué.

Là nous avons affaire à des gens qui doivent comme tout le monde 35 h par semaine et ont droit à six semaines de congé payés annuels. Depuis des années ces personnes font 20 h par semaine et bénéficie indûment de 16 semaines de congés payés annuels.

On leur demande de revenir aux termes de leur contrat et là on est gentil, on ne leur demande pas le remboursement des arriérés en heures non faîtes et journées de congés indûment prises.

Et nous sommes en période de crise où tout bon citoyen doit faire des efforts.

Et ces gens dans le plus grand égoïsme pour garder des privilèges indus protestent, font gréve et pénalisent les apprentis.

Pour une fois je soutenais l'action du maire, mais je me suis aperçu qu'il avait "baissé sa culotte" pour sortir du conflit et que les grévistes avaient eu malheureusement gain de cause.

Il est à noter que c'est le contribuable sétois qui payent ses gens là qui n'habitent pas pour la plupart à Sète et qui ne contribuent pas par le fait au coût de leur privilèges, même pas pour l'euro symbolique.

Après on peut nous ressortir la même chanson que l'on connait depuis des lustres et qui a mené la France là où elles, c'est à dire en faillite,.la préparation des cours à la maison - Quand un cours est fait, il l'est pour des années - , la correction des devoirs - La plupart du temps, ils sont corrigés dans l'établissement lors de contrôles ou d’interrogations surprises données aux élèves - etc... Les excuses sont faîtes pour s'en servir et ont apprend pas aux singes à faire des grimaces.

Je connais déjà les réponses des uns et des autres. J'ai dit ce que j'avais à dire et je ne répondrai pas aux argumentaires qui défendent les privilèges.

Étonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO jean-Louis | 04 octobre 2012

Vous remarquerez comme moi de très nombreuses fautes d'orthographe et de grammaire sur mon écrit supra. La faute vient peut-être de mes professeurs qui travaillaient 24 h par semaine avec en prime 16 semaines de congé payé annuel et avaient renoncé depuis longtemps à l'éducation des élèves pour se consacrer à conserver leur privilèges ou en acquérir des nouveaux.

Étonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 05 octobre 2012

Dispenser 20heures de cours à des jeunes ( et moins jeunes) qui, très souvent, se retrouvent dans de tels établissements car ils ont rejeté l' école , et toutes les formes de disciplines , est dix fois plus éprouvant psychologiquement et même physiquement que de contrôler des personnes à la recherche d' une quelconque 'Fraude' (Do you know ,What I mean! )
Cette façon de jouer au Procureur , je la trouve ,détestable , surtout venant d' un jaloux frustré .
Il y a une situation opaque depuis plus de 30 ans dans le fonctionnement du CFA de Sète ,les Municipalités successives n' ont pas su ( ou voulu) régler toutes les incohérences du fonctionnement .C' était une 'Bombe à retardement' ,chacun s' est passé le 'Patate Chaude' ,il fallait bien que cela 'Pète' un jour .
Je pense qu' après un tel conflit , le Centre va finir par rejoindre le Principal Financier et Responsable ,La Région ...
Il y a eu beaucoup de victimes dans cette affaire , ceux qui manifestent aujourd'hui , sont ceux qui avaient été (relativement) épargnés par des pleins temps (bâtards). A dire que ce sont des 'Privilégiés' , c' est aller un peu fort .
Cette situation est très triste et handicapante pour les jeunes actuellement scolarisés au Centre , c' est à eux que je pense , à leur avenir et je souhaite une issue des plus favorables à leurs avenirs professionnels.

PS: j' ai une grande pensée pour plein d' anciens collègues qui ont subi plein d' injustices ( je pense ,surtout, aux Vacataires Perpétuels qui se sont succédés à la recherche d' une stabilité professionnelle qui ne leur a jamais été accordée)

Écrit par : utopjim | 05 octobre 2012

Nous ne sommes plus au temps de st louis
il y a des lois et des tribunaux pour resoudre ce genre de conflits qui a trait à la legislation du travail

Les elus n'ont pas , ni la competence ni les capacites de juger .
demander au maire de se prononcer sur ce sujet équivaut à lui demander de faire pression sur la justice .dont nous nous accordons tous (du moins je le suppose ) à reclamer l'independance

Écrit par : marion | 05 octobre 2012

Les commentaires sont fermés.