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25 mars 2013

Du côté de l’île de Thau…

Sète, Ile de Thau, Seinchole

J’ai passé ma journée de vendredi auprès des habitants du quartier de l’Ile de Thau ce qui m’a permis d’échanger avec bon nombre de représentants de ce quartier populaire sétois  issus de toutes origines et de toutes communautés, tous âges confondus.

Ce quartier gagnerait à ce qu’une paisible cohabitation et un respect des uns et des autres soient assurés et non à ce que de l’huile soit mise sur le feu. A ce que l’on apprenne aux citoyens à travailler ensemble, plutôt qu’à les monter parfois les uns contre les autres.

 


A apprendre ou imposer si besoin à certains jeunes de respecter les autres habitants. L’état dégradé de la cage d’escalier du bâtiment de la Seinchole n’est qu’un des nombreux exemples de ce travail à réaliser.

Ile de Thau, Sète, KickboxingUn peu plus loin, j’ai été atterré de voir les conditions dans lesquelles s’entraînent aujourd’hui les jeunes du club de kick boxing : un ancien appartement mis à disposition en secours par Hérault Habitat…après que le club ait été délogé de l’ancienne Maison de Quartier par la Municipalité actuelle. Avec impossibilité de suspendre des sacs d’entraînement, sans vestiaire…Les querelles politiques qui ont conduit à la fermeture par la mairie de cette Maison de Quartier ont eu une conséquence dramatique : elles pénalisent les jeunes, dont ceux qui pratiquaient et ceux qui pratiquent encore ce sport. Et l’on vient après nous parler d’une politique municipale de quartier !?

Ah si...vous allez voir bientôt…quelques initiatives de dernières minutes vont surgir ici et là dans les mois à venir. Accompagnées des habituelles promesses électoralistes d’emplois et de logements. Comme à chaque pré-élection. Mais c’est au quotidien que la prochaine municipalité élue devra montrer son action et son engagement. Nous en reparlerons…Comptez sur moi.

Commentaires

Merci Philippe, de dire clairement ce qui se passe, et qui est pour moi, l'inverse de ce qui devrait être réalisé ; beaucoup considèrent que c'est "normal" que c'est une "fatalité" puisque c'est un quartier ghetto ! non ! les habitants pour la plupart aspirent à autre chose, ils l'ont montré maintes fois, et attendent que les différents acteurs dont les politiques les accompagnent vers un développement et non vers l'enlisement. Mais cela demande de considérer le bien de la population, quelle qu'elle soit ,dans son ensemble et sa diversité en même temps.

Écrit par : Nicole Bandelier | 26 mars 2013

En qualité de président & entraineur du kick boxing TEAM REILLES ile de thau, je tenais a vous dire merci de votre visite et d'avoir pris connaissance de la éalité du fonctionnement du club et surtout la condition des entrainements. Oui la mairie apporte le rejet de l'autre, oui la ville met de l'huile sur le feu, oui la ville utile des jeunes uniquement a des fins électoraliste avec des petits boulot sois a la mairie ou l'office hlm de sete, mais ou je trouve regrettable c que le maire et anfosso désignent eux mêmes qui dois etre le président de certaine associations . Ile de thau a vu de sa population et de sa diversité, pourrait et devrais fonctionner autrement utilisé cette richesses pour le bien de tous. mais hélas!!!!!!!!!!

Écrit par : REILLES J CLAUDE | 26 mars 2013

C'est une bonne chose que de faire des constats. Nous regrettons simplement, que les origines de ces cohabitations difficiles ne soient jamais mis en avant pour mieux soigner les maux du quartier. Les Indignés de Sète ont le plus grand respect pour l' activité et l'énergie de Jean Claude Reilles, il n' en reste pas moins que sa problématique n'est qu'un symptôme parmi tant d'autres du "mal-vivre " sur l'Ile de Thau. Nous attendons des propositions de projets véritables socio-économiques et culturels réunissant une population réellement impliquée dans un "futur" riche en réussites dans tous les domaines. Quand certains bien-penseurs auront fini de penser que les habitants de ce quartier ne sont que des fainéants qui abiment le mobilier urbain, et de considérer le potentiel de ces gens qui sommeille sous l'oppression des décisionnaires, alors il sera possible de faire un énorme pas en avant.

Écrit par : indignés.sete | 26 mars 2013

indignés.sete,

Moi aussi, je suis indigné, d'une autre façon que vous peut-être car pour moi, c'est du vécu et non de la sociologie de bas étage et de bobos.

Je suis né dans un quartier misérable de Sète qui est pour moi le plus beau du monde. Là dans un logement insalubre de 3 pièces (Deux chambres et une cuisine), seule la cuisine était chauffé l'hiver avec un poêle à bois qui enfumé la pièce et qui servait aussi pour préparer les repas et comme chauffe eau. Nous n'avions qu'une maigre ampoule électrique par pièce que nous allumions avec une extrême parcimonie et que nous faisions attention d'éteindre quand nous sortions même pour quelques secondes de la pièce, sinon gare à la gifle.

Nous procédions un seul évier de pierre muni d'un seul robinet d'eau froide qui servait aussi de salle de bain. Il se trouvait à hauteur dans un placard. Pas de WC, un seau d’aisance que tous les foyers de l'immeuble vidait tous les jours à tour de rôle dans une évacuation adéquate en bas du couloir. Souvent aux enfants, les adultes disaient " va vider le pot " et nous exécution l'ordre sans discuter et vidions la pisse et la merde. Pour se baigner, nous mettions le grand cuvier où notre mère lavait notre linge à la main ce qui les lui gerçaient et Dieu seul sait qu'elle étaient belles ses mains. Le cuvier était installé au milieu de la cuisine et nous faisions chauffer l'eau sur le poêle. Quand cette cérémonie hebdomadaire se déroulait, le reste de la famille descendait dans la rue ou aller discuter chez les voisins, car nous avions beaucoup de pudeur.

Notre terrain de jeu était la rue. Et nos sports étaient la bagarre et au beau temps la natation dans les canaux de Sète. Nos moniteurs étaient nos aînés et non des formateurs patentés.


Nous avons subi une sorte de racisme, le plus petit employé aux écritures dans un bureau, fort de son costume démodé, de sa chemise blanche et de sa cravate, nous regardait de haut et nous traitait de voyous et de " calabrais ".

J'ai même subi vers l'âge de six ans, une mère qui a enlevé de force son fils qui jouait avec moi, en me montrant du doigt et disant à son enfant, mon copain d'un jour : " Je t’interdit de jouer avec ça ". Oui nous étions des "ça ", des pauvres immigrés dont les parents s'endettaient à l'épicerie, qui parfois faisait banque et qui payaient leur "clous" quand ils avaient pêché.

Nos amis étaient les gitans des herbettes que nous aimions comme des frères. Nous les appelions les "noÏs " mais il y avait rien de péjoratif dans ce terme que de l'amour réciproque des deux côtés.

Dans la rue les filles ( plus que nous) et les garçons devaient défendre leur cul avec leur poings.

Je n'étais pas une exception dans ce quartier, nous étions tous logés à la même enseigne et personnes n'avaient de frustrations. Nous vivions tous heureux car nous étions tous sur le même pied d'égalité, dans ce quartier érigé en forme de ghetto. Il faut dire qu'il n'y avait pas la télévision pour nous faire voir les richesses d'ailleurs. Nous descendions rarement en ville où nous étions des parias, des infâmes dotés du pêché originel.

Il n'y avait quasiment pas d'aides, mais nous savions nous entraider et faire la fête. Pas d'associations, avec des permanents avides et intéressés. ( Brassens chantait : quand on est plus de quatre, on est les rois des cons, bande à part c'est ma règle et j'y tiens..." . Nous n'avions pas de vêtements de marque mais des vielles fripes limées par l'usure et potassés.L'un de nous dont les parents étaient plus pauvres que les autres avaient été surnommé tretcheu queuv ", oui treize culs car il avait des pétas innombrables aux fesses de son pantalon.

Je pourrais encore, vous jouer du violon et continuer dans ce que vous croyez être un mélodrame, paradoxalement pour nous c'était le bonheur. Il faut dire que nous avions des parents formidables qui nous ont élevés et enseignés de grande valeur comme la droiture, la fierté, l'honneur et l’honnêteté. Si un Maître ou un Maîtresse vous mettaient une gifle à l'école pour un motif futile, si nos parents l'apprenaient, pas par nous car nous avions trop peur de le leur dire, sans nous demander d'explications et souvent ce n’étaient pas nous qui avions tord, il nous donner une raclée musclée parfois à l'aide d'une ceinture et nous menaçaient de nous envoyer en maison de correction.

Nous nous serions passés de tout cela pour devenir des hommes responsables, peut-être, mais cela a fait de nous des hommes ( femmes comprises ) des vrais, avec des qualités humaines même souvent cachaient par la pudeur.

Nous avons fait chacune notre route, pêcheurs, dockers... et même douaniers quand nous nous retrouvons, entre nous, il n'y a pas de l'amitié, mais de l'amour, du grand amour et beaucoup de respect des uns avec les autres, même si un et flic et l'autre voyou.

Ce quartier, c'est le quartier'o' qui est maintenant livrés au " bobos" et soxanthuitards attardés. Quartier que l'on réquisitionne afin de dilapider l'argent des contribuables en les donnant à une fonctionnaire folle qui pense être un pilier incontournable de la culture internationale et qui rejette en bloc la culture sétoise.

Alors indignés.sete, vos histoires de demandeurs de sous, en voulant faire pleurer la galerie M'INDIGNE. La faute ne vient pas des enfants mais de leur parents subventionnés, qui refusent de les éduquer correctement et fermement.

Esope nous disait, il y a plus de deux milles ans "Aide toi, le ciel t'aidera ". Le ciel n'aide jamais celui qui mendie et passe sa vie à quémander.

Notre école était celle de l'exemple et surtout l'exemple que nous donnait nos parents.

Il est vrai qu'eux ont moins de chance que nous, leur parents leur donnent un exemple déplorable et ces agneaux sont récupérés par les extrémistes de tout bord, athées, islamistes ou même les chrétiens qui ont aussi créé des sectes extrémistes dont vous connaissez tous les noms et qui sévissent grandement à l'ïle de Thau afin de récupérer ceux qui ont l'esprit faible et qui sont dans le malheurs. Sectes dont le seul et l'unique but et d’accroître leur richesse et de continuer leur méfaste business international au nez et à la barbe des subventions directes ou indirectes.

Ce n'est pas toujours ceux qui beuglent le plus forts qui défendent les intérêts de la meute.

A quand l'élise de scientologie à l'Île de Thau pour résoudre les problèmes de ses habitants ?

Étonnant ! Non

Écrit par : CAMELIO jean-Louis | 27 mars 2013

1)"sociologie de bas étage et de bobos."
2)"Alors indignés.sete, vos histoires de demandeurs de sous"
3)"Ce n'est pas toujours ceux qui beuglent le plus forts qui défendent les intérêts de la meute."
4)"La faute ne vient pas des enfants mais de leur parents subventionnés, qui refusent de les éduquer correctement et fermement."
Approximativement, voilà les seules choses à retenir de vos propos, qui sont l' exemple même de généralités fondées uniquement sur VOS certitudes: Pas de propositions et de projets. Donc aucun intérêt.

PS: Nous aimons "une maigre ampoule", nous n' avons jamais vu.

Écrit par : Indignés de Sète | 27 mars 2013

Rappel : les commentaires sont modérés.
Note aux derniers intervenants : il ne s'agit pas ici de se quereller par l'intermédiaire du blog, vous pouvez prendre contact et vous rencontrer, je suis certain que vous pouvez vous retrouver sur beaucoup de choses.
Il y a eu une attaque, puis une riposte, je pense que c'est suffisant.
Cordialement.

Écrit par : Le modérateur du blog | 27 mars 2013

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