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14 juillet 2009

Tout fout le camp !

Décidément, tout fout le camp dans ma ville natale !

Après les tribunaux de proximité qui partent vers les grandes villes alentours, dont la méga-gloutonne voisine Montpelliéraine, après le port dans lequel ma Municipalité, ma CCI et mon Agglo n’ont pas le moindre mot à dire, après le FC Sète…c’est au tour de la CCI d’être placée sous assistance respiratoire par le Préfet. Il vient d’enlever la gestion à l’équipe actuelle pour la confier en urgence à trois administrateurs. Devant les difficultés financières et la cessation de paiement annoncée pour les prochaines semaines.

Explication avancée par les responsables de la CCI : la Région, qui est désormais en charge du port par transfert de compétence, aurait pris les recettes…mais pas les dépenses de remboursements d’emprunt à sa charge.

Mais comment…aucune convention n’a été établie entre les deux institutions ? Là, je tombe des nues.

06 avril 2009

Qui est la grenouille?

Connaissez vous l'amusante fable de La Fontaine, qui nous met en garde contre l'orgueil et la vanité?
Elle s'intitule
La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf.

"Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur.
Disant : " Regardez bien ma soeur;
Est-ce assez ? dites-moi; n'y suis-je point encore ?
Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout.
M'y voilà ?
Vous n'en approchez point "
La chétive pécore.
S'enfla si bien qu'elle creva.

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages:
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages."


C'est marrant...Elle me vient à l'esprit à l'heure où Yves Pietrasanta se précipite (et veut précipiter les autres maires de la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau) vers l'Agglomération de Montpellier en ignorant superbement la Communauté d'Agglomération de Sète.
Et elle me vient aussi à l'esprit au moment où l'on veut fusionner les clubs de volley-ball et de water-polo de Sète et de Montpellier.
Et à l'heure aussi où certains veulent avant toute chose voir enfler, enfler, enfler la population sétoise sans se préoccuper avant tout des règles élémentaires d'un équilibre de qualité de vie qu'il faudrait alors prioritairement préserver.
A méditer...peut-être.

13 octobre 2007

Poumons atteints : Sète bientôt irrespirable ?

Décidément, les pins de Sète ont bien du souci à se faire ! Voici quelques jours, seize «centenaires » étaient sacrifiés sans justification aucune (on attend encore le rapport d’autopsie…pardon, sanitaire demandé par les riverains!), dans le quartier des Métairies.

Architecte et urbaniste de formation,
je me suis rendu cette fois-ci dans celui du Château-Vert avec Sylvie Naud-Barritou (DEUST Ecologie et Environnement) et Richard Balana, deux personnes de notre équipe sensibles comme moi à la préservation de notre environnement. Pour rencontrer les résidents qui attaquent un permis de construire, mais aussi juger de l’importance de la situation.

Prés de 90% d’une pinède et chênaie de 329 arbres devrait faire place à un projet immobilier de 210 « logements haut de gamme » et 40 de résidence vacances. Avec des bâtiments grimpant jusqu’à six niveaux ! Et ce, étonnant symbole, en première ceinture verte de notre mont Saint-Clair. Il est vrai que quelques-uns des petits arbres et arbustes de cet immense terrain de plus de 20.000 mètres carrés peuvent laisser place à quelques constructions. Le rapport phytosanitaire du projet ne comptabilise cependant que dix arbres en mauvais état. Mais les autres seront détruits…pour une à deux générations ! Comment peut-on continuer les erreurs du passé ?


Le sétois que je suis ne peut qu’être inquiet : le poumon vert sétois est en train d’être supplanté par le béton sans réflexion aucune.

Le permis de construire de ce projet immobilier semble respecter le Plan d'Occupation des Sols actuel, et le Coefficient d’Occupation qui donne les surfaces autorisées de construire.
D’un côté des professionnels de l'immobilier désireux, et c’est logique, de rentabiliser le prix d’achat et la surface maximale constructible autorisée. De l’autre, le paysage et l’environnement naturel. Et les habitants d’aujourd’hui et de demain.

Notre conclusion : il est temps d'appliquer un nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui permette un respect de notre environnement en accord avec le développement urbain. Et ce alors que l'actuel Plan d'Occupation des Sols (et futur PLU) est en révision depuis...début 2002, soit prés de six ans ! Un record!

Un nouveau PLU se doit de naitre de la concertation avec la population et les professionnels de l’immobilier ! Quartier par quartier, rue par rue pour, sans interdire tout projet, faire en sorte de garantir un équilibre urbain et un patrimoine environnemental.
Sinon, la course à la population risque de se payer au prix fort pour nos enfants.


Et il ne s'agit pas d'oublier que la réflexion entamée depuis quelques mois par le Syndicat Mixte du Bassin de Thau, à travers le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale du Bassin de Thau), a pour mission première de s'assurer de l’équilibre entre la consommation d’espace au titre du développement et la protection des espaces naturels et des paysages. Un tel projet devrait donc dés à présent intégrer cette notion!

Accepter un tel projet, et projeter l'urbanisation d'un quartier, c'est aussi prévoir les structures d'accueil qui en découleront. A l'heure de crêches et halte-garderies, structures de plus en plus réunies de par la loi, surchargées, quid pour ce quartier? Et pour l'arrivée (espérée) de nombreux nouveaux enfants?

On peut aussi s’interroger sur la part de logements réservés à celles et ceux (et ils sont de plus en plus nombreux) qui ont des revenus moyens…ou plus que modestes. Sur le permis de construire, aucun logement social. Aucune location-accession à la propriété…S’il est louable de vouloir séduire une population extérieure, aux revenus conséquents, pensons aussi à loger les enfants de Sète, aux revenus moyens ou modestes ! Sans ghettoïsation et avec de l’oxygène pour tous !

Philippe Sans