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23 avril 2010

De la concertation nécessaire

Quand j'étais architecte (dans une vie précédente de celle-ci), on m'a appris qu'il fallait avant de lancer le moindre coup de crayon (aujourd'hui la souris d'ordinateur évolution de la société oblige!) écouter le vécu de celles et ceux qui étaient concernés par le projet : habitants actuels ou futurs, commerçants...mais aussi si possible gens de passage (touristes...). Puis tracer un projet en essayant de tenir compte de toutes les contigences possibles : attentes, besoins, désirs, nécessités...et raisons urbanistiques, architecturales et économiques.

On ne peut que se réjouïr donc de voir que la concertation (trop souvent oubliée sur d'autres aménagements urbains) a été de mise semble-t-il dans le projet de rénovation de la Grand Rue Mario Roustan à Sète, artère importante de la vie commerciale, économique mais aussi de circulation dans notre "tour de montagne".

Et saluons cette rénovation nécessaire et vitale...

04 mars 2010

Au-dessus des lois!

J'en suis resté le cul par terre, comme dirait l'autre!

A une question de l'élue Marion Devineau au dernier conseil Municipal évoquant le fait que les travaux du Musée Paul-Valéry s'effectuaient à ce jour alors que le permis de construire nécessaire n'était pas encore délivré, le maire de Sète François Commeinhes a répondu "avec un sourire crispé" comme l'a noté Midi Libre, qu'il prenait des risques nécessaires : ces travaux consisteraient d'aprés lui à la mise aux normes d'un établissement hors normes depuis 25 ans!

Plusieurs réflexions sur cette "justification".

Si vraiment le Musée était hors normes, il se serait vu menacé de fermeture administrative. Et s'il s'agissait encore de mise aux normes, j'ose espérer que les services techniques, architecturaux et administratifs de la Ville auraient pris le dossier suffisamment en amont pour faire les choses dans l'ordre : étude, projet, dépôt de permis, puis appels d'offres et travaux. Et non dans une fausse précipitation.

Enfin, si vraiment cela fait 25 ans que le musée attendait de telles mises aux normes, un mois de plus pour attendre cette fois-ci le fameux permis de construire nécessaire n'aurait pas retardé plus que cela.

Non monsieur le maire, les travaux (entamés depuis novembre...sans permis déposé alors!) qui nécessitent pourtant le fameux permis de construire au Musée Paul-Valéry portent sur des changements de destination de certains locaux, des ouvertures sur les façades et autres transformations attenantes à l'arrivée de la nouvelle conservatrice et de la réorganisation des locaux. Réorganisation et nouvelle mise en valeur d'ailleurs qui seront, j'en conviens, un plus pour cet établissement trop souvent oublié depuis plus de vingt ans.

Et les mises aux normes que le musée attend portent essentiellement sur la mise en conformité hygrométrique de la salle des réserves. Ou encore le traitement de parois non ignifugées par exemple. Des travaux qui ne nécessitent pas de permis de construire eux!

Cet épisode m'amène à deux constats graves.

Tout d'abord la fâcheuse tendance répétitive de la Municipalité d'envisager les travaux et les projets sans préparation aucune. Ce qui conduit à sortir du cadre de la légalité, et à avancer à marche forcée au risque de voir se multiplier une nouvelle fois les avenants et surcoûts sur le dos du budget de la Ville. Et donc des contribuables. Dernier autre exemple, le doublement du coût de la future base nautique...par rapport au budget initial, pour seulement un tiers de surface en plus!

Ensuite, une désagréable sensation persistante de voir que le premier magistrat, qui demande que ses concitoyens respectent la loi, prend ses aises avec celle-ci (affaire de la vente du terrain voisin de la clinique Saient-Thérèse, versement d'une subvention illégale à l'association FC Sète...pour cacher dans la foulée le trou de la SEM Sète, travaux sans permis de construire).

 

03 décembre 2008

PRI en la demeure ?

J’ai assisté hier soir, en auditeur libre, mais aussi en tant qu’ex-habitant du Quartier des 4 Ponts, à la réunion organisée à la demande du Comité de Quartier sur le Plan de Rénovation Immobilière. L’occasion d’entendre la SA Elit, par l’intermédiaire d’un de ses techniciens mais aussi de son président le maire de Sète, expliquer le Plan de Rénovation Immobilière. (PRI).
Un PRI lancé à juste titre par la Municipalité en 2003 pour cette entrée Sud-Est de Sète. Dans ces quartiers, anciens prolongements de l’activité économico-portuaire, aujourd’hui trop d’immeubles vétustes, de logements insalubres…ou en attente d’une réhabilitation minimale.
On ne peut donc que saluer la démarche. Surtout qu’elle intègre dans le nombre de logements reconstruits 25% de loyers conventionnés, permettant ainsi à des populations peu aisées de rester habiter dans ces quartiers.

Il est par contre quelques problématiques qui m’interpellent. Et qui n’ont pas trouvé de réponses claires de la part de la SA Elit et de son maire-président face aux questions posées par les auditeurs :
• Toutes les personnes relogées temporairement en appartement « tiroirs » le temps de l’opération de reconstruction sont-elles ensuite prioritaires pour l’attribution des nouveaux appartements ?

• Sont-elles bien relogées à l’identique (tout au moins en nombre de pièces de vie) ? Sur ce point, posé de manière générale par l’une des personne concernée (Jacques Vié, commerçant locataire et vice-président de l’association « Cette évolution » qui regroupe des locataires et propriétaires du quartier) la seule réponse du maire-président a été : « Nous ne parlerons pas ici de cas personnel. Nous vous avons répondu par lettre recommandée ! »

• Les revenus des locataires sont-ils pris en compte pour ne pas les plomber avec des revalorisations de loyers au-dessus de leurs moyens, lorsqu’ils réintègrent les nouveaux appartements ? Dans le cas contraire, ce serait une manière indirecte de contraindre finalement les plus « justes » financièrement à quitter les appartements…et à les laisser libre pour une autre clientèle, plus aisées !

• Enfin la prise en compte du besoin du quartier en espaces de vie, de jeux et verts : aucune précision à ce jour. Et ce alors qu’une résidente du quartier du quartier Quai d’Orient-Avenue du Maréchal Juin est venue dénoncer la « bétonisation » et froideur de ce quartier…

S’il semble plus logique de travailler avec des promoteurs privés pour mener à bien ces opérations, il appartient cependant au maire-président de la SA Elit de veiller à ce que le PRI ne leur serve en aucun cas de moyen de spéculation immobilière. Il est peut-être bon, devant l’absence de certaines réponses, de rappeler que la lutte contre les marchands de sommeil fait aussi partie des objectifs du PRI. Ceux qui louent des logements insalubres…comme ceux qui chassent les plus démunis pour récupérer du mètre carré à revendre ou à relouer.

15:26 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)