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09 mai 2010

Se battre pour la vie

 8 mai 1945. Sous un ciel matinal gris et pluvieux...

Alors que quelques-uns d'entre nous couraient ou pédalaient en souvenir de la petite Astrid, partie bien trop tôt d'une hypertension artérielle pulmonaire le lundi de Pâques dernier à trois ans et demi à peine... D'autres se souvenaient de bien d'autres morts tombés jusqu'aux dernières heures de la fin de la guerre 1939-1945 pour défendre la liberté.

Tous, au-delà de nos différences, nous avions hier matin un point commun, nous nous sommes mobilisés pour défendre la vie et rappeler que tout combat pour elle est juste et fort. Et que chaque mort doit nous inciter à tout faire pour la préserver.

Ces espoirs portés par tous que nous fûmes sur le terrain de la vie hier matin...furent à mon sens concrétisés en soirée par un dernier message, délivré par le chanteur Michel Fugain. Etonnant de vie, et d'envie de vivre à 68 ans sur la scène d'un vieux Théâtre Molière qu'il fit vibrer. Et ce alors qu'en mai 2002, le papa qu'il est perdit l'une de ses filles, Laurette, d'une leucémie. Tombé à terre, il se releva jour aprés jour, pour engager le combat de la vie. Et la défendre. Par ses mots, ses chansons, son humanisme. Quel beau et fort message délivré aux parents de la petite Astrid, Anne-Marie et Xavier...Nous sommes avec eux dans ce combat de la vie.

02 février 2010

Rafraîchissant

Je reviens d’un séjour professionnel dans le Grand Nord canadien. Pour suivre l’équipe française des Frappés du canot à glace.

De quoi se rafraîchir les idées. Au propre comme au figuré. Et pas seulement parce qu’il faisait certains matins jusqu’à – 30 degrés, facteur vent intégré comme ils disent là-bas.  L’occasion de rencontrer des gens simples, naturels, accueillants et passionnés de la vie. Nos « cousins » québécois sont ainsi, pour la plupart. Et d’une franchise et d’une sincérité qui inspirent ! Jusque dans les coins les plus reculés et insulaires où nous avons été, sur l’Isle aux Coudres.

 

Et aujourd'hui, je prends connaissance de la revue de presse des jours passés durant mon absence. Et notamment les voeux de politiques locaux dans le principal quotidien régional. Avec la surprise de lire cet édile sétois qui, au risque de faire un peu répétitif...ou pire, insiste en cinq réponses sur son souhait de voir enfin la fin des "querelles politiciennes", dans l'intérêt général enfin préservé.

 

Doit-on en sourire? En rire? Lui rappeler certaines de ses propres "querelles politiciennes"? Ou certaines attitudes qu'il a encore avec celles et ceux qui, simplement, portent d'autres visions? Allez, saluons plutôt sa bonne (quoique répétitive...je l'ai déjà dit non?) résolution. Et l'engager à la mettre lui même en pratique. Tout commence de soi...comme on dit au Québec!

 

 

 

 

 

 

 

 

16 janvier 2010

Débattre de l’identité Nationale

Il est un débat (ou plutôt un non-débat) qui empoisonne de manière malsaine actuellement le pseudo-dialogue démocratique. Celui sur l’identité nationale. 

 

Non pas que le débat soit inintéressant.

Après tout, que ce soit de gauche comme de droite, ou même de manière simplement citoyenne, il n’y a rien de malsain à aborder des thèmes comme celui-ci. Ne serait-ce que pour étudier l’évolution de ce que peut-être aujourd’hui une identité nationale.

 

Ce qui empoisonne c’est d’abord que ce débat ait été imposé de manière inopportune à quelques mois et semaines d’une échéance électorale, avec d’inévitables et malheureuses dérives identitaires…Il n’est pas besoin de rajouter de l’huile sur le feu sur un sujet sensible en une période où certains s’acharnent à draguer les votes extrémistes et xénophobes. 

 

Un tel débat sociétal a plutôt besoin de temps et de recul, loin de passions électoralistes et de visées démagogiques calculatrices.

Il aurait mérité aussi que l’on donne plus de place à des universitaires et observateurs neutres, afin de jeter en préambule des bases de discussion indépendantes et fiables dans leurs données.

Avant que ne laisser des politiques s’en emparer.

 

Après, une fois ces bases indépendantes et non politiciennes posées, refuser de débattre serait un déni de démocratie. C’est au contraire de ces débats et confrontations que l’on fait évoluer la société. Et par là même notre identité nationale. Une identité qui n’est pas forcément menacée par l’ouverture à d’autres cultures ou d’autres origines. Tout est une question d’équilibre et de cohabitation de ces cultures et origines. De respect de règles et autres cadres, qu’ils soient législatifs ou coutumiers. Des deux côtés parfois. Certains de nos voisins européens, comme les anglais, ne se sentent pas moins « so british » malgré la pluralité de leurs habitants…

Comme quoi, il y a bien de quoi débattre. Plus sereinement. Et sans arrière pensée électoraliste. Pourquoi pas aprés les élections régionales ?