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30 octobre 2009

Des leçons de l’histoire

Il est des instants de mémoire partagée qui grandissent l’homme. Des instants qui effacent les divergences d’opinion pour ne garder que l’humanité. Ou l’humanisme.

Mardi dernier, 27 octobre, l’inauguration d’un mémorial en l’honneur des 218 héraultais morts en Afrique du Nord, et plus particulièrement en Algérie, lors de la Guerre du même nom, à laquelle j'ai assisté, fût un de ces instants.

Certes ils étaient militaires. Et d’aucuns vous diront que la mort fait partie du lot. Mais la plupart n’avaient pas choisi. Ni l’engagement. Obligatoire. Ni le combat.

Certes il y a débat sur ces combats. Que d’aucuns, avec le recul, voient plus colonialistes que défenseurs d’une terre ancestrale.

Mais il n’en reste pas moins que ces hommes sont morts. Au nom d’idéaux aujourd’hui passés. Ou dépassés c’est selon.

 

Certes aussi, ici et là, certains ne partagent pas le choix de la représentation artistique d’un tel mémorial : trois blocs monolithes d’acier résistant à l’érosion marine. Portant inscription des 218 noms. Les goûts et les couleurs sont propres à chacun. Et à débat permanent. Mais sur le site retenu, en l’occurrence le parvis du parking du Théâtre de la Mer à Sète, les services départementaux de l’architecture et du patrimoine n’ont pas fait l’ombre d’une objection sur le choix de représentation du sculpteur.

 

Quoiqu’il en soit, il faut voir plus loin. Par delà ces trois blocs. Par delà la Méditerranée vers laquelle ils offrent flanc. Rendons grâce à toutes les collectivités d’avoir contribué à cet hommage. Et à cette réflexion post-mortem. Pour ne pas oublier. A commencer que faire tomber des hommes n’est jamais chose bonne. Et qu’il vaut mieux, autant que possible, des mains tendues par-dessus une mer commune…

 

13 décembre 2007

Argent sale

Un blog est fait pour s’exprimer librement.
Il est vrai que ce blog là est destiné avant tout à expliquer la démarche, les idées et les valeurs citoyennes que j’ai accepté de défendre et de porter pour les prochaines élections municipales de mars 2008 sur Sète. Des valeurs qui portent aussi sur le respect de l’humain, quel qu’il soit !
Dés lors je ne peux rester insensible à une actualité nationale : l’accueil officiel fait à Khadafi, le président…pardon, le dictateur libyen. Rappelons en effet d’abord qu’un président est élu démocratiquement. Ce qui n’est pas le cas de Khadafi. Non, je n’emploierai pas le mot « monsieur » ! J’ai été touché, ému par la prise de position (la première de sa carrière) de Mémona Hintermann, grande reporteur de France 3. Consoeur avec laquelle j’ai échangé quelques mots au détour de la présentation de son dernier livre. Et pour qui j’ai le plus grand respect professionnel. Sur un plateau de Canal +, elle évoquait la seule et unique rencontre qu’elle a eu avec le dictateur libyen. Professionnelle croyait-elle…En fait il a tenté de la violer ! Tenté seulement car contrairement à des centaines d’autres femmes elle a pu s’en sortir indemne. Contrairement à des milliers d’opposants, elle a eu la vie sauve de par son statut de journaliste. Elle n’a pas eu à subir les coups de colère et de fouets…du dictateur. Contrairement à des millions de pauvres libyens, elle a pu quitter ce pays.
Et voilà qu’au nom de l’équilibre des échanges commerciaux, on reçoit cet homme là ? Responsable d’attentats divers des plus meurtriers, de soutiens au terrorisme international… !!!! Si encore il était venu s’acheter une conscience, des pompes à eau, des écoles, des universités, de la nourriture…ou je ne sais quoi pour son peuple ! Que nenni : des armes et une centrale nucléaire ! Quel chemin de rédemption ! Quel mépris de nos politiciens pour les droits de l’Homme, pour les femmes bafouées, les innocents tués… !Certains ne verront aucun rapport avec les prochaines municipales. Pas si sûr. Il est peut-être bon de rappeler l’un des premiers engagements d’un politique : l’argent ne doit pas avoir l’odeur de la mort et de la souffrance des plus faibles. L’économique ne doit jamais primer sur la défense de nos valeurs, de nos identités, de notre liberté.