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01 août 2012

De vives voix...

C'est étonnant comme certains adversaires politiques prennent plaisir à déformer la réalité de propos pour tenter de discréditer toute opposition constructive et attentive en la transformant en opposition primaire. 

voix vives,world wide festival,méditerranéeC'est ainsi que depuis quelques jours me sont remontés des propos affirmant que j'étais opposé au festival Voix Vives en Méditerranée et à la poésie. Mais aussi au World Wide Festival qui, dans un autre domaine, a «bercé» certaines après-midis et longues nuits d'été de musiques électroniques...

 

 

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14 mai 2009

Une autre politique associative est possible !

Depuis de nombreuses années, la politique associative municipale manque cruellement d’une vision d’ensemble. Elle gère au cas par cas les demandes associatives sans réelle cohérence. Il est temps de redéfinir aujourd’hui cette politique en mettant l’accent sur les valeurs fondamentales, et plus seulement sur l’attribution d’enveloppes financières.

Quelle politique associative voulons-nous pour notre ville ?

Une politique de démesure financière en faveur de certains…ou une politique à la mesure de notre ville et de notre Bassin économique ?

Une politique d’élite…ou tournée aussi et avant tout vers la pratique de masse et la culture de l’apprentissage ?

Force est de constater que notre ville, malgré ses 43.000 habitants, n’a pas les moyens économiques d’ambitions dispersées et cahotiques.

Une véritable politique associative doit être basée sur :

  • La transmission du savoir, l’instruction et l’apprentissage ;
  • L’accès au plaisir et à la pratique pour tous ;
  • La diversité des propositions d’activité ;
  • L’Animation des quartiers sans exception…
  • Et la compétition, mais sans en faire une course effrénée au résultat.

Oui aux équipes premières locomotives d’une pratique de masse, mais dans un subventionnement adapté et réaliste. Revenons à une échelle de valeurs, d’investissements et d’objectifs plus en rapport avec les moyens de notre Ville et de nos contribuables. Arrêtons de vouloir nous faire plus gros que le bœuf !

De récents résultats (Guingamp en coupe de France de football, Montpellier en demi-finale du championnat de volley-ball) le prouvent : on peut briller sans disposer de budgets inconséquents.

Aujourd’hui, nous sommes loin de ces valeurs. La politique associative de la Municipalité sétoise le prouve :

-          non contrôle de la gestion du FC Sète et de la Pointe Courte de Sète, conduisant à des déficits que l’on fait payer, directement ou indirectement, aux contribuables sétois (de 70 à 150€ par foyer fiscal !) ;

-          projet de fusion précipitée entre l’Arago de Sète et le club de volley-ball de Montpellier pour résorber des déficits financiers ;

-          suppression de subventions à certaines associations sans justification (sauf politicienne) ou promesse (Vent d’Afrique…) non tenue ;

-          passage de convention sommaire en conseil municipal pour des manifestations déjà largement entamées…

Dernier exemple encore de cette politique de cette absence de vision d'ensemble dans la politique associative municipale, l'interpellation du maire de Sète le 13 mai sur les ondes de France Bleu Hérault par un auditeur membre du club ApnéEau après le refus municipal d'octroyer cette année la moindre subvention à ce club. Et voilà tout d'un coup que le maire, en direct, se ravise...parce que le champion Frédéric Sessa vient de se qualifier pour la coupe du monde de la spécialité en août prochain ! La politique associative finalement au gré des ors et des paillettes possibles ! Mais c'est l'ensemble de la pratique de ce sport aquatique qui doit bénéficier régulièrement d'un soutien municipal...et non par à-coup !

Il est temps de dynamiser de manière cohérente et équilibrée l’ensemble des activités associatives sétoises. D’instaurer une véritable Charte Associative, liant associations subventionnées et Ville avant tout début de manifestation. Et d’y définir en toute transparence :

-          l’aide financière attribuée par la Ville sous forme de subvention directe ;

-          l’aide logistique et complémentaire prise en charge par les Services Municipaux, tant financièrement que matériellement ;

-          le cahier des charges de la manifestation établi en collaboration avec la manifestation.

Tout en assurant l’indépendance d’activité et de fonctionnement de ces associations, elle définirait un mode de contrôle détaillé par la Ville de l’utilisation des fonds publics.

 

 

 

19 août 2008

Le prix de la passion

Me voici donc de retour sur mon blog après quelques longues journées de vacances méritées (les premières depuis le marathon de la campagne municipale de mars dernier et la reprise de mon travail dans la foulée). Nous sommes partis en famille en Dordogne, pays de la préhistoire (Lascaux et autres sites) mais aussi du patrimoine architectural et gastronomique. L’occasion d’ailleurs de voir que la défense de ces deux fleurons périgourdins est l’une des priorités des élus là-bas et l’un des fers de lance économico-touristiques.
D’où ma grande perplexité en prenant connaissance du projet de loi gouvernemental qui envisage d’imposer dans toutes les grandes initiatives associatives (notamment les spectacles historiques) une rémunération des bénévoles participants. Une manière, est-il dit, de récompenser leur engagement. Comme s’ils attendaient eux-mêmes de l’argent !
C’est avant tout la passion, le désir de partager, de défendre une histoire, un patrimoine, une ville qui les animent ! Préservons cela. Et ne tapons pas sur un monde associatif que certains sont bien heureux d’avoir quand il s’agit d’apporter quelques animations à bon marché ou autres engagements sur le terrain.
Mais pourquoi donc le gouvernement veut-il tout raccrocher à l’argent ?
Cet argent que les associations ont de plus en plus de mal à trouver pour perpétuer leurs actions. Pour récupérer des charges sociales et autres taxes ? Pour supprimer des initiatives qui peuvent concurrencer des compagnies professionnelles ?
On taxe les associations de vivre au crochet des subventions publiques ? Pas plus que les compagnies professionnelles de spectacle vivant. Et c’est oublier aussi qu’elles rentrent des partenaires privés et que les recettes spectateurs sont vitales pour eux. Bien plus que pour certaines compagnies dont les prestations sont commandées et payées quoiqu’il advienne.
Et c’est oublier aussi que la défense d’un patrimoine, son partage, sa transmission orale ne doivent pas devenir source de vénalité. J’ai bien peur qu’il n’en devienne autrement. Voilà pourquoi je m’oppose à vouloir faire payer la passion bénévole.